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always go below the midnight sun Ω ft. amina

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Empath
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MessageSujet: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Dim 8 Juil - 20:10

La radio diffuse un air populaire, étouffé par le crépitement d’un sandwich au fromage cuisant tranquillement dans la poêle. Les basses audibles sont ponctuées par le son rythmique du couteau rencontrant la planche à découper, alors qu’Aurelio tranche des fruits en format bouchée – bananes, oranges et pamplemousses – avant de les mettre dans une assiette juste à côté. Il enfourne une tranche de pamplemousse dans sa bouche, se créant un sourire à pelure orange, avant de poser le couteau pour pouvoir se tenir au comptoir ilot d’une main et pivoter sur sa jambe vers le poêle. Il en saisit le manche pour faire sauter le sandwich d’un mouvement de poignet, comme on pivote une crêpe. Il tourne de nouveau vers l’ilot, tirant sur la pelure entre ses lèvres pour en détacher la chaire et jette la peau dans la poubelle à proximité. Il mâche tranquillement son morceau de pamplemousse en jetant un coup d’œil à la vielle horloge au mur. 13h26.

Il appuie ses reins à l’îlot, mains posées sur le comptoir de chaque côté de lui, pour soutenir un peu de son poids et laisser sa jambe se reposer – lorsqu’il est chez lui, il ne porte que rarement sa prosthétique, préférant utiliser sa béquille canadienne ou simplement glisser d’un endroit à un autre en prenant appuie sur les objets à proximité. Ce n’est pas l’idéal, pour lui, mais il doit passer plus que sa nuit sans sa prosthétique s’il veut éviter de la douleur. Il jette un coup d’œil au couloir menant vers sa chambre, tendant l’oreille un instant, mais rien n’indique que son invitée ne soit réveillée.

Ce n’est certainement pas la première fois qu’il héberge un.e invité.e surprise chez lui, mais généralement il s’agit d’un.e ami.e ou d’une connaissance un peu éméchée qu’il a rescapé d’une fête comme on lance une bouée à un naufragé. Cette fois, toutefois, la jeune femme qui se trouve dans son lit est non seulement une totale étrangère, mais il s’agit d’une rescapée des ordures.

Aurelio patrouille parfois le Haven Sancti, mais beaucoup moins souvent maintenant qu’il est manager au 7eleven auquel il bosse – il ne pouvait pas raisonnablement refuser une meilleure paie pour passer plus de temps à faire son bénévolat. C’est toutefois en faisant leur tournée, la veille, que son coéquipier a repéré la jeune femme. Complètement inconsciente dans une benne à ordure, elle radiait de l’aura enfumé des nephilims en perte de sainteté aux yeux mystiques de l’autre homme touché par la grâce. Ne faisant ni une, ni deux, Aurelio l’a repêchée avec l’aide de son acolyte pour l’amener chez lui.

Il l’avait changé rapidement dans un de ses grand t-shirt et boxer, puis l’avait sommairement nettoyé avec un linge humide pour éliminer la majorité de l’odeur d’ordure avant de la glisser dans son lit. Après avoir dormi lui-même quelques heures sur son divan, il s’était levé pour aller porter la robe de la jeune femme ainsi que son propre linge dans une machine à laver de la buanderie en bas. Il a profité de l’escapade pour passer à la pharmacie du coin, chercher différents produits pour la gueule de bois – capsules effervescentes, paquets d’électrolytes à dissoudre, etc. Il avait posé le tout sur sa table de chevet en silence, y ajoutant une carafe d’eau et un verre plein, ainsi qu’un bol si la nausée lui prenait – il ignore à quel point elle a bu, mais vu l’état dans laquelle il l’a trouvé...

Il a déjeuné en guettant le couloir, est redescendu chercher le linge propre à la buanderie qu’il a ensuite étendu sur le séchoir dans la salle de bain, puis est aller se chercher des vêtements propres dans son placard en vérifiant, au passage, qu’elle respirait toujours.

Rassuré qu’elle soit encore en vie, il s’est changé en camisole aux ouvertures larges – il porterais un sac de pommes de terre et aurait le même effet – et un jogging gris qu’il a noué sous son moignon de la jambe gauche pour éviter de trébucher sur la jambe vide. Il tue le temps depuis, attendant son réveil.

Il se redresse en se poussant légèrement vers l’avant, venant éteindre le feu pour glisser son sandwich au fromage fondu hors de la poêle et dans son assiette. Il pose la poêle sur le rond – qui sait, peut-être son invitée se sentira-t-elle d’attaque pour quelque chose à manger? – et s’accoude au comptoir pour attraper le magasine ouvert à proximité, lorgnant une recette de lasagne végétarienne en jetant un morceau de banane dans sa bouche ouverte.  
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MessageSujet: Re: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Lun 9 Juil - 12:35

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C’est peut-être la première et dernière fois qu’un sandwich au fromage, par le pouvoir de son fumet délicieux, sort quelqu’un de ce qui se rapproche franchement d’un coma éthylique. S’il savait, le cuisinier mystérieux aurait pu breveter sa méthode de réanimation et faire des millions, mais ce détail va rester dans les limbes. Amina ouvre les yeux, a mal et les referme tout de suite. Mais elle ne peut penser à autre chose que cette odeur de fromage grillé. Elle sent tout de suite un gouffre intersidéral dans son estomac. Elle n’est plus sûre du quand et du comment, mais elle a certainement vomi le contenu de ses entrailles dans un passé rapproché. Elle ouvre de nouveau ses yeux rendus collants par le mascara qui s’y est étendu, de nouveau assaillie par la lumière. La nuit est terminée, vraisemblablement. Étonnamment, la jeune femme a un souvenir assez clair des évènements de la veille, elle peut donc comprendre assez vite qu’elle n’est pas couchée dans une benne à ordures mais dans un lit. Un lit qui n’est vraisemblablement pas le sien. Cela fait un bail qu’elle n’a pas dormi dans ce lit, mais elle a la certitude, d’emblée, que le matelas sur lequel est gît est de bien moindre qualité. Elle se redresse prudemment en s’aidant de ses avant-bras, constatant qu’elle ne porte pas la même chose que la veille. Elle lève tout de suite un bras pour sentir son aisselle, ça ne sent pas la fin de soirée ou la poubelle…

Elle parcourt une nouvelle fois la petite chambre du regard. Si elle est chez quelqu’un qu’elle connaît, cela ferait plus de sens. Mais elle ne connait certainement personne qui habite dans une chambre aussi… Comment dire… Laide ? Pas laide dans le sens de manque de goût, juste… Minuscule et sans aucune décoration. Elle prend une grande respiration alors que sa tête tourne en représaille pour la vitesse avec laquelle elle s’est levée. Elle aurait peur de vomir si elle ne sentait pas son ventre aussi vide. Des bonnes nouvelles pour mon agent, se dit-elle. Ses yeux se pose sur la table de chevet à ses côtés et sur le kit urgence gueule de bois qui y trône. Elle esquisse un sourire. Elle n’est définitivement pas chez quelqu’un qu’elle connait, si c’était le cas, l’aspirine serait remplacée par un bloody mary et un joint. C’est une gentille attention, de toute façon. Elle ne se fait pas prier pour prendre deux aspirines qu’elle avale en buvant directement de la carafe.

Maintenant est venu le temps d’enquêter sur sa localisation dans l’univers connu. Elle se lève lentement du lit, devant retenir les boxer trop grands de glisser de ses hanches alors qu’elle se redresse en une position debout vacillantes. Elle contourne le lit dans le petit espace restant entre celui-ci et les autres meubles de la chambre, guidée par la divine odeur de fromage. Elle arrive à se rendre jusqu’au cadre de porte qu’elle agrippe pour prendre une pause, constatant le reste du petit, tout autant que la chambre, appartement où elle avait vraisemblablement dormi.

La première chose qu’elle remarque est l’autre occupant des lieux, il est assez dur à manquer, comme un très grand micro qui se tient derrière le comptoir. « Hello Stranger », dit-elle avec une voix éraillée, sans trace de surprise ou de confusion quant à sa présence dans l’appartement d’un inconnu. Bien sûr, elle a bien envie de savoir pourquoi elle est là, mais elle n’est pas particulièrement effrayée de la suite. En effet, il y a peu de chance que ce type soit normal, qui ramasse quelqu’un dans une poubelle sans appeler la police, surtout si cette personne est, un petit détail comme ça, une chanteuse populaire connue à travers les États-Unis et en dehors. Mais même si elle a affaire à un super-fan, un psychopathe ou autre truc du genre, elle sait qu’elle peut s’en sortir et tourner l’inconnu en bourrique, comme avec le reste de la planète.

Ses yeux se posent sur une assiette de fruits et elle peut sentir l’eau lui monter à la bouche. C’est assez de motivation pour lâcher le cadre de porte et se traîner jusqu’au comptoir, se saisissant d’une tranche de banane comme un raton laveur téméraire qui se sert dans une glacière de camping laissée ouverte, son autre main tenant toujours l’élastique des boxers qui appartiennent sans doute au seul gars qu’elle a dans son champs de vision. Elle enfourne un autre morceau de banane et s’adresse à son hôte, la bouche pleine. « All of this is pretty nice, thanks. But I’m telling you, right off the bat, I will not be doing any freaky sex stuff to thank you, if that was your idea. You may tell this to your friends without me suing you, so that’s great in itself, yeah ? » Elle ponctue cet avertissement qui lui est venu tellement naturellement qu’on se demande si c’est la première fois qu’elle l’utilise d’un sourire et même d’un battement de cils avant d’ajouter: « You got any toilets in here ? » Le pire c’est qu’elle n’est même pas de mauvaise humeur, plutôt contente de ce retournement de situation, elle qui croyait se réveiller à l’hôpital, ou encore pire, chez son agent.

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MessageSujet: Re: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Lun 9 Juil - 22:31

Définitivement, cette recette n’est pas de son ressort. Pour quelque chose qui semblait prometteur, elle manque terriblement d’assaisonnement. Il est certain qu’il pourrait trouver une meilleure recette de lasagne végétarienne en deux secondes sur google.

Il attrape une tranche d’orange, tournant nonchalamment la page dans un bruissement de papier ciré, alors qu’il entend du bruit venant du couloir. Il lève les yeux, orange à moitié dans la bouche, juste à temps pour croiser le regard de la jeune femme se tenant dans le cadre de porte. « Hello Stranger, » lance-t-elle d’une voix de corneille. Elle semble sortir tout droit de l’enfer, avec son teint pâle et son maquillage de la veille, mais dégage pourtant un calme neutre, qui tire vers la joie lorsque son regard tombe sur la nourriture.

Aurelio se redresse, mordant dans la chair de l’orange pour en jeter la pelure, mâchant rapidement pour pouvoir répondre à la salutation. Il n’a pas le temps de le faire, toutefois, qu’elle est déjà en train de reprendre parole, pigeant sans vergogne dans les fruits coupés.

Les sourcils du jeune homme se haussent de plus en plus au fil de ses paroles et il ne peut retenir un rire incrédule lorsqu’elle termine. « Wow. I sure do sound lucky. » Il a un sourire en coin, amusé, et attrape un couteau à beurre pour trancher le sandwich au fromage en triangles avant de pousser l’assiette vers l’inconnue. « Take it, I’ll make some more. »

Il se frotte les mains pour se débarasser des grains de toast, puis se tourne vers la poêle avant de stopper son mouvement pour regarder la jeune femme, écoutant sa question. Il a un petit rire, hoche la tête. « Yeah, for sure. It’s right over there. There’s clothes drying in there though so it might be cramped. Your dress is there too, you can check if it’s dry or not.»

Il se tourne pour faire face au poêle, tournant le dos à la jeune femme. « Oh, if you want to take a shower, I only have, like, old spice body wash so…» Il hausse les épaules, ouvrant le feu avant de prendre deux tranches de pain dans le sac pour les couvrir de beurre. « You can still use it if you want, pretty sure you must still smell like garbage. »  

Il se retourne vers l’îlot et se penche rapidement pour attraper sa béquille. Il se rend au réfrigérateur en regardant la jeune femme. « You think you’ll want more cheese sammich’ or nah? » Il ouvre le frigo pour en sortir le fromage râpé – son secret! – et retourne au fourneau. Il replace sa béquille de côté. Il laisse tomber une tranche beurrée dans le poêle, le crépitement du beurre chauffé devenant assourdissant. Il tend une main pour baisser le son de la radio, puis met une généreuse portion de fromage sur la tranche de pain avant d’ajouter la deuxième tranche.

Il renifle, pivotant vers l’îlot de nouveau. Il s’y accoude, regardant la jeune femme dans les yeux. « How did you end up in trash, by the way? »
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MessageSujet: Re: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Jeu 12 Juil - 13:53

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Son hôte est bien à son aise, même un peu trop pour quelqu’un qui discute avec une célébrité dans sa propre cuisine, après l’avoir repêchée des ordure. Voilà qui est bien suspect, mais pas assez suspect pour paraître plus important qu’un sandwich au fromage aux yeux d’Amina pour le moment. Yeux qui grossissent considérablement lorsque ledit sandwich est envoyé dans sa direction. Elle ne se fait pas prier pour le prendre de sa main libre, n’attendant presque pas que l’inconnu l’invite à le faire. Son corps vide réclame du gras au plus vite.

Le grand individu lui indique la direction de la salle de bain mais toutes ces histoires ne l’intéressent plus, ses autres besoins vitaux attendront. Une douche ne lui ferait clairement pas de mal, mais plus tard. Elle mord à pleines dents dans la moitié qu’elle a prise, fermant les yeux pour savourer le fromage chaud et salé. Elle n’a pas encore complètement avalé cette bouchée qu’elle en prend une autre, visiblement affamée, ignorant l’autre qui l’accuse de sentir les poubelles. Ce n’est pas un truc à une dame ça. Elle rouvre les yeux lorsqu’elle entend de nouveaux des mots qui l’intéressent soit « cheese » et « sammich’ ». Mais en reportant son attention vers son hôte, elle remarque un nouvel élément que le comptoir lui cachait jusqu’à maintenant, une béquille et l’absence d’une jambe. Elle ne peut s’empêcher de froncer les sourcils, se demandant comment il a pu faire pour la transporter jusqu’à son appartement à une jambe seulement. Ayant assez de bon sens pour savoir qu’il est impoli de fixer le vide où la jambe de quelqu’un devrait se trouver, elle reporte brusquement ses yeux bruns vers une autre caractéristique évidente de l’homme, soit ses cheveux. Rien de ce processus ne se fait subtilement. Prise de court par cette découverte elle hoche la tête. Elle ne regrette pas parce qu’elle veut bien, en effet, un autre sandwich.

Même si elle a encore une moitié entamée dans la main, elle ne peut s’empêcher de se mettre sur la pointe des pieds pour observer le contenu de la poêle, ce sandwich sera certainement supérieur, car il est nouveau. Elle ne rechigne pas devant celui qu’elle a commencé à manger pour autant, s’y attaquant sauvagement, passant à l’autre moitié en un temps record. Elle doit déglutir pour faire passer une immense boule de pain lorsque le miraculeux faiseur de sandwich lui pose une question un peu plus délicate. Il la regarde directement dans les yeux, avec confiance. Il n’est pas intimidé et il n’est pas en train de lui lécher les bottes… Quelque chose ne tourne pas rond. Amina ne peut camoufler ses sourcils qui se froncent, confuse quant à l’attitude de son sauveur et irritée qu’on lui pose une telle question. « No idea, can’t remember », répond-t-elle comme sur un ton de défi qui ne laisse aucun doute pour son interlocuteur; elle ment. Elle s’en rappelle tout à fait, mais n’a pas envie d’en discuter avec un pur inconnu. Son ton le met au défi d’insister, s’il se sentait si à l’aise. Elle détourne le regard vers son sandwich, mettant fin au duel oculaire qui avait lieu. « So, what’s your deal, man ? Checking every trash bin in town at night in case you find a chick in there ? That’s one hell of a weirdass hobby, no? » Elle aurait pu formuler ça avec un peu moins de toupet, mais elle veut clairement lui faire savoir qu’il y a des conséquences pour ceux qui lui parlent de ce qu’elle ne veut pas entendre. Et elle n’a pas tort, dans quelles circonstances ce gars l’a-t-il trouvé ? C’est tout de même bien louche. Une fois son premier sandwich terminé, elle se remet à piger dans l’assiette de fruits, se sentant comme si elle n’avait pas mangé depuis des siècles, ignorant sa vessie qui la supplie de visiter les minuscules mais peut-être charmantes toilettes de l’appartement.

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MessageSujet: Re: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Ven 20 Juil - 11:27

À sa question, Aurelio peut sentir une pointe d’irritation émaner de la jeune femme. Il n’avait même pas besoin de ses pouvoirs surnaturels pour le deviner, toutefois : le regard soutenu et la réponse ferme de son invitée en sont preuve suffisante. Ce n’est pas un problème : il peut comprendre ne pas avoir envie de parler de certaines choses. Ce n’est pas comme si c’était vraiment important de savoir ce qui s’était passé, mais si elle était en danger de quelque façon que ce soit… « Alright, » dit-il simplement, se redressant pour retourner à son sandwich au fromage. La mystérieuse femme reprend la parole.

« So, what’s your deal, man ? Checking every trash bin in town at night in case you find a chick in there ? That’s one hell of a weirdass hobby, no? »

Ouf, c’est rude. Il hausse les sourcils, la regardant, puis se passe la langue sur les lèvres, secouant la tête. « Nah, my buddy saw you. » Il s’est retenue de faire une blague, du genre « Nothing wrong with dumpster diving » ; ce n’est pas vraiment le moment. Il pivote pour prendre la poêle et faire sauter le sandwich, revenant s’accouder au comptoir.

« We picked you up and I brought you here because I thought you wouldn’t like those hospital fees with a hangover.» C’est partiellement vrai. Avoir réellement crain pour sa vie, il l’aurait amené aux urgences, mais comme son partenaire lui a confirmer qu’il s’agissait d’une nephilim… Il se gratte le cou, jetant un coup d’œil à la radio plus loin. Il se redresses. « I wasn’t working today so… yeah, it just wasn’t any trouble. » Il hausse les épaules. Il a deux jours de congé à la suite, ce qui est plutôt rare.

Il attrape la poêle pour glisser le sandwich dans l’assiette de la jeune femme, puis la remet sur le feu. Il refait rapidement un autre sandwich, le plaçant dans la poêle avant de se tourner vers l’autre. Il appuie ses mains sur le comptoir, soutenant son poids. « Do you want anything to drink, by the way? Got water, juice, coffee… I think I have some tea left.» Il tourne la tête vers l’armoire dans laquelle le thé était rangé. Il ne sait pas si son ex est partie avec tout ou non. Il n’en boit pas souvent.

Il ramène son attention sur la jeune femme. Est-elle… consciente de ce qu’elle est? Généralement les nephilims qu’ils croisent n’en savent rien. Comment amener le sujet avec elle? Sans qu’elle ne prenne peur? Elle semble déjà sur ses gardes, malgré son calme qui témoigne d’une habitude déroutante. Enfin, pour commencer, il devrait se montrer plus ouvert.

« Oh, I haven’t introduced myself yet,” dit-il enfin, souriant. Il tend une grande main vers l’autre. « Aurelio Benedito Pastore. » Son accent newyorkais masquait presque son accent portugais, hérité de ses parents, mais il ressort en brillance lorsqu’il dit son nom.
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MessageSujet: Re: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Mar 24 Juil - 12:46

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Son hôte a répondu avec sérénité à chacune des piques ou comportements impolis qu’elle lui envoie depuis le début de la conversation. Si elle lui tape sur les nerfs, impossible de le savoir, s’il cache son irritation sous un calme inexplicable. Il ne serait pas aussi calme si son idole se trouvait en pyjama dans son appartement. Qui est ce type au juste? Il répond vaguement que c’est son ami qui l’a repéré la veille. Elle regarde furtivement autour d’elle, au cas qu’un deuxième individu qu’elle n’a pas remarqué soit présent. Elle est rassurée de ne voir personne assis sur un canapé dans le détour du salon. Elle enfourne un nouveau morceau de fruit lorsque l’homme lui avoue avoir voulu lui éviter des frais d’hôpitaux. Elle penche la tête sur le côté, confuse. Le problème avec les hôpitaux, pour elle, n’est clairement pas autant les frais que les risques que cela soit répandu dans les médias. Elle arrive de plus en plus à l’évidence que ce gars n’a aucune idée de qui elle est. Peut-être vient-il de sortir du coma… Cela expliquerait peut-être le fait qu’il lui manque une jambe ? Mais surtout le fait qu’il n’est pas au courant d’avoir ramassé une célébrité dans les poubelles de New York.

Elle sourit un peu niaisement. Cela coïncide avec le fait que l’inconnu annonce qu’il gaspille ses journées de congé pour s’occuper d’elle, mais ça n’a rien à voir. Le fait de tomber sur quelqu’un qui ne sait pas qui elle est rafraîchissant. Devrait-elle lui dire ? Ce serait rigolo de voir sa réaction. Mais il serait encore plus drôle qu’il l’apprenne par lui-même éventuellement, pendant une soirée avec ses copains. Personne ne le croirait évidemment. Un nouveau sandwich fait son apparition dans son assiette. Amina est si enthousiaste à l’idée de manger un autre chef d’oeuvre fromagé qu’elle oublie son attitude précédente et s’exclame: « Oh, yuuum, thanks! » La nourriture est toujours une bonne stratégie à adopter pour lui faire abandonner ses caprices pendant un court moment. Son agent n’a toujours pas remarqué, pauvre de lui. Elle croque de nouveau dans les tranches de pain grasse, se demandant si ces sandwiches étaient réellement si délicieux ou si c’était juste sa gueule de bois. Elle effectue une petite danse, secouant les hanches en mangeant un morceau particulièrement fromagé qui semble lui redonner la vie petit à petit. Elle interrompt sa danse du lactose lorsqu’elle entend un mot qui lui donne encore plus l’eau à la bouche. Ses yeux bruns s’écarquillent, alors qu’elle le répète avec une révérence exagérée, comme une survivante du désert devant une oasis: « Coffeeee...» Bon, c’est sorti plus zombie que survivante du désert, mais on comprend facilement qu’elle veut un café. Puis elle recommence à manger son sandwich. Elle sent son ventre gargouiller, même si elle lui envoie de la nourriture constamment depuis les dernières minutes. C’est mauvais signe. Et elle est bien au courant de ce que le café fera à son petit estomac fragile, mais elle ne dira pas non à de la caféine. Elle dépose néanmoins ce qu’il reste de son sandwich dans son assiette, idée de ralentir un peu.

L’habitant principal de l’appartement décide alors de se présenter, lui apprenant un nom aux consonances chantantes. Ça fait drôlement changement de tous ces Josh, Chad, Sean. Si elle rencontre encore un autre Saun/Shawn/Peu importe, elle va certainement gerber. Elle lui serre la main de la sienne, nettement plus petite et couverte de beurre fondu et de miettes, son ton à des années lumières de celui qu’elle lui a servi il y a quelques minutes. « Aurelio, répète-t-elle, that’s beautiful !  » Elle doit alors prendre la décision éclair de révéler son identité ou pas, alors qu’elle ramène sa main libre le long de sa hanche. Aurelio a l’air d’un chic type, la jeune femme n’a pas envie de tout gâcher tout de suite. « I’m Amina », décide-t-elle alors d’annoncer seulement. Elle se garde de lui donner son peusdonyme, ou son nom de famille d’ailleurs, question d’entretenir un mystère qui lui est favorable. Maintenant qu’elle sait que ce type n’a pas une opinion préconçue, elle a toute la latitude pour le charmer, c’est ce qu’elle va probablement faire et ce qu’elle a toujours fait.

Mais avant toute chose, les toilettes. Son ventre gargouille de nouveau et elle n’aura pas droit à une seconde chance. Elle pointe de nouveau vers la direction où elle croit se rappeler d’avoir vu Aurelio pointer tout à l’heure, pour être sûre. Mais, franchement, ce n’est pas comme s’il y avait assez de pièces dans cet appartement pour qu’elle puisse se tromper tant que ça. Une fois la porte de la toilette identifiée, elle se donne un élan en se poussant du comptoir, marchant à la manière d’un pingouin pour éviter de perdre les grands boxers, s’éclipsant vers le cabinet d’eau. Elle espère que cette pièce est bien ventilée pour étouffer les bruits inhumains qu’elle allait y faire.

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MessageSujet: Re: always go below the midnight sun Ω ft. amina   Jeu 2 Aoû - 16:31

À l’instar d’un chat s’étant montré malcommode face à un inconnu, la jeune femme devient beaucoup plus sympathique lorsqu’il lui donne à manger. Il a un petit rire face à sa réaction, lançant un rapide « De nada ». Aurelio se fait la réflexion que malgré le calme qu’elle semble ressentir, une pointe de peur ou d’anxiété devait s’y être camoufler : après tout, de se réveiller chez un inconnu doit être assez déroutant. Particulièrement pour une femme.

Alors que son propre sandwich cuit – il commence à avoir faim aussi, l’air de rien – elle lui répond avec langueur qu’elle veut un café. Un hochement de tête en approbation, quelques battements de portes d’armoires et une chorégraphie avec sa béquille plus tard, la vieille machine à café vrombis, recrachant son jus noir dans une grande tasse qui est normalement réservée pour les lattes – merde, il y est allé par habitude. Une vague de nostalgie lui monte à la gorge, mais il la déglutit sans pitié, se concentrant plutôt sur les émotions de son invitée.

Son calme stoïque semble graduellement s’être transformer en légère bonne humeur. La nourriture a-t-elle un effet si magique? Peut-être que son attitude maraude, plus tôt, était simplement dû à sa gueule de bois. En tout les cas, le changement est drastique : si bien qu’elle complimente son prénom avec une sincérité non feinte lorsqu’il se présente. Il sourit, serrant la petite main qu’elle lui tendit. « Thanks, my parents gave it to me. »

« I’m Amina,» réponds-t-elle alors et le sourire d’Aurelio s’agrandit. Elle n’a pas donner son nom complet, mais le simple fait qu’elle lui ait donner un nom le satisfait. « Nice to meet you, » lance-t-il en inclinant la tête. Il est soulagé de voir qu’elle semble changer d’attitude envers lui. Ce sera moins stressant d’amener le sujet des anges et des hommes par la suite.

Mais cela va devoir attendre : Amina pointe la salle de bain avec un air interrogateur et il acquiesce avant de la regarder s’y diriger. Elle flotte vraiment dans cet accoutrement. Dommage qu’il n’avait rien de plus ajusté à sa taille. Il revient à son sandwich, le retourne, puis va chercher la tasse de café pour la poser sur le comptoir, près de l’assiette qu’Amina a réquisitionnée. Il ferme finalement le feu, glissant son sandwich dans une nouvelle assiette pour, enfin, diner.  

Il mange tranquillement son sandwich au fromage, observant l’assiette d’Amina. Elle semble se porter plutôt bien pour quelqu’un qui était inconscient dans une benne à ordure. Fumet de déchet et haleine de club. Bon.

Comment il va aborder la chose. Il pourrait appeler Tara… elle est meilleure que lui pour ce genre de chose. Enfin, plus qualifiée, du moins. Il n’a été un mentor qu’une seule fois et ce fût assez bref : un nephilim vivant à la Résidence, qui est repartie après deux mois et demi pour rejoindre un autre Haven Sancti américain.

S’il mentionne immédiatement les anges et le paradis et l’église, elle va probablement partir en courant : il est bien conscient que peu de personne de son âge sont croyant et que ce genre de discours peut sembler un peu… comme de l’endoctrinement d’un culte. Lui-même mentionne rarement ses croyances, car ça élicite généralement des moqueries de la part de ses potes.

Il entends la porte de la salle de bain s’ouvrir et il redresse la tête, sandwich à la main. Il cligne des yeux, tiré de ses pensées et se redresse un peu. « Do you want milk or sugar in your coffee? »


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