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visions of gideon ✜ ft. dylan castillo

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Human
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Faceclaim : ewan mcgregor
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MessageSujet: Re: visions of gideon ✜ ft. dylan castillo   Lun 27 Aoû - 14:02


 


visions of gideon

Le délai dans la réaction de Dylan est assez long pour que des doutes s’installent dans l’esprit du prêtre. A-t-il été assez clair ? Dylan a peut-être très bien compris, mais n’était pas à la recherche de cette réponse ? Ils restent silencieux tous deux un moment. Francis n’a jamais eu de difficulté à endurer le silence, lui qui est habitué de prendre son temps avant de prendre la parole. Pourtant, cette fois, il sent une pointe d’inquiétude face au manque de réaction immédiate de son interlocuteur. Lorsque ce dernier se met à bouger, il observe avec attention le moindre de ses gestes, question d’en deviner la teneur, mais il est assez difficile de comprendre ce qui peut bien se passer dans sa tête à ce moment précis où il soupire de manière énigmatique. Ce que fait Dylan par la suite, il ne peut le décrire qu’en le comparant à un élastique qui brise soudainement sous la tension. Le jeune homme a fait preuve d’une telle rigidité dans toutes leurs interactions que de le voir se relâcher ainsi a quelques chose de frappant.

Dylan ramène son regard vers lui et il sent soudainement un poids tomber de sa gorge à son nombril, comme s’il venait de manger une pierre. Il se rappelle soudainement qu’il a 24 ans. Il a tendance à l’oublier, avec ses manières nerveuses et incertaines, il réfère toujours à lui comme il l’aurait fait avec un enfant. Il est jeune, bien sûr, mais son âge réel le frappe une fois de plus, alors qu’il est devenu tout à coup plus plausible. Il lui sourit et Francis comprend maintenant l’effet qu’a eu sa réponse. Probablement sans le savoir, c’est la réponse que le Nephilim voulait entendre. Il ne peut pas s’imaginer ce que c’est, le poids de se savoir empreint du divin, jusque dans son adn, mais, clairement, il est bien lourd et Dylan vient de s’en débarrasser ne serait-ce qu’un court instant dans son salon. Le prêtre sourit à son tour, laissant Dylan à sa réalisation qu’il n’avait pas partagé mais qui semble lui faire autant de bien que le soleil sur une plage.

Il se mentirait en se disant que le poids dans sa poitrine ne s’alourdit pas lorsque Dylan lui déclare être content de lui parler. Une parole fait mine de lui échapper, « moi aussi », se retient-il de dire in extremis. « That’s what I’m here for », répond-t-il aussitôt pour masquer cet acte manqué. Il ne peut expliquer ce qui l’a effrayé dans ces deux mots innocents, un instinct lui dit de s’abstenir, un réflexe qu’il a depuis qu’il est prêtre. Ce n’est pas ce que Dylan lui a dit, mais la manière. Enfin, ce n’est rien de grave et ce n’est pas faux. Il est là pour faire les comptes, mais aussi pour écouter et conseiller. Et puis, cela ne veut en rien dire qu’il n’apprécie pas ces conversations avec le Nephilim, loin de là. Il respecte simplement la retenue professionnelle qui est attendue de lui.

Il se rend compte que son regard a dévié vers la table du salon depuis il ne sait plus quand, alors qu’il se perdait dans cette justification silencieuse. Il déglutit de sa gorge sèche avant de verser de nouveau de l’eau dans son verre et celui de son invité. Il doit de nouveau avaler sa gorgée en vitesse pour répondre à une nouvelle question de ce dernier. S’il apprécie son travail ? C’est une interrogation qui diffère des précédentes, Francis le remarque tout de suite. Auparavant, il avait toujours l’impression que ses réponses s’inséraient dans un processus de mentorat, il répondait à des interrogations personnelles de Dylan, même si les questions s’adressaient à lui. Mais dans ce cas précis, de savoir s’il apprécie son emploi ne change pas grand chose à la quête de sens du jeune homme. C’est simplement une question normale, le genre qu’on échange dans une conversation de tous les jours avec une connaissance. Il ne sait pas pourquoi cela le déstabilise tout à coup. Il repense à sa rencontre impromptue avec Leo au parc, comment de se faire renvoyer des questions personnelles l’a mis tout de suite mal à l’aise. Il balaie ce sentiment sous le tapis au plus vite et reprend le sourire. « I sure do. It’s not as dull as it seems, believe me », assure-t-il en posant son verre. Pourquoi prend-il la peine de préciser tout de suite que ce n’est pas ennuyant ? Dylan n’a probablement même pas cette préconception que le travail de comptable est nécessairement assommant...Il ajoute alors, comme pour se l’expliquer à lui-même plus qu’à Dylan: « I’m not saying that accounting is the most fun thing to do, but it’s such a great opportunity to work here, I’m grateful for that. » Il ne va pas lui faire croire que ce qu’il calcule ici l’emballe autant que du temps où il étudiait les astres et les grandes forces de l’univers, mais il n’a pas envie d’embarquer là-dedans tout de suite. Il a toujours l’impression de paraître plus amer qu’il ne l’est vraiment lorsqu’il aborde ce sujet, même s’il considère avoir fait la paix avec ce chapitre de sa vie. Il se rabat donc à son réflexe habituel et renvoie la balle dans le camp adverse, avec la constance d’un Rafael Nadal sur terre battue: « How are you feeling about living here ? I guess it can’t be easy getting used to it yet. » Il se sent déjà un peu mieux, l’ouverture momentanée est gérée, la balle n’a pas touché le sol, mais la chaleur l’oppresse toujours autant, au point de se sentir presque étourdi. Peut-être serait-il mieux qu’il grignote quelque chose, il n’a aucune idée de l’heure qu’il est.  
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Angel
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MessageSujet: Re: visions of gideon ✜ ft. dylan castillo   Jeu 6 Sep - 18:53

En écoutant père Whitaker lui confirmer qu’il apprécie son travail – tout en assurant qu’il n’est pas aussi assommant qu’il en a l’air – Dylan a un petit rire. Il n’en doutait pas : il s’est parfois pris à désirer un emploi stable, mondain, quelque chose de simple et répétitif dans lequel il peut se fondre et se perdre dans une masse d’employés anonymes. La vie de tournée le rendait malade. Littéralement et figurativement.

Il aurait écouté le prêtre parler bien plus longtemps encore, sans s’ennuyer, mais il est surpris de se faire poser une question en retour. « Uh, » il se redresse un peu, frottant ses mains sur ses genoux en réfléchissant. De se faire demander son opinion personnelle le rend toujours un peu nerveux, peu importe le sujet, mais il est un peu inquiet de ne pas froisser son hôte avec ses réponses ; après tout, le Sancti lui a offert un endroit où vivre à prix modique, il ne peut trop s’en plaindre.

« Well, it’s nice to be sedentary for a while.» Il hoche la tête en regardant l’autre homme, son pouce tapant distraitement contre son genou. Il n’aime pas voyager. Il n’aime pas ce sentiment de se réveiller et de ne pas savoir où l’on est. Ce sentiment l’a suivi quelque jours après son arrivée au Sancti, mais maintenant il sait exactement où il est en ouvrant les yeux : il reconnait ce plafond.

« And the room is great. » Il trébuche presque sur ses mots, essayant de trouver un compliment à attribuer à sa situation de vie. Il hausse légèrement les épaules avant de se gratter le cou. Il est vrai qu’il ne peut pas s’en plaindre. Bien qu’elle soit plus petite que son ancienne chambre, elle lui donne un endroit qui lui est propre où il peut se réfugier. Elle lui fait un peu penser à une chambre d’hôtel, toutefois, dans son côté impersonnel. Il s’était mis à songer, dernièrement, à peut-être la décorer un peu plus.

« Though I try to go out, most of the time, » ajoute-t-il avec un regard de biais. «New York is what is most hard to get used to.» Il a beau dire cela, il passe beaucoup de son temps à l'église. Il a un petit sourire, tournant son regard vers la fenêtre. Il repense à son arrivée dans la ville, à la cime des grands buildings, si haut qu’ils lui donnent le vertige simplement à les regarder, aux rues pleines à craquer de voiture et aux trottoirs bondés. Les gens semblent en colère, à New York. Ça, ça ne le change pas trop de la maison.  

Il se tient inconsciemment le bras, comme par réflex protecteur, dans ses pensées un instant. Il tourne la tête vers le prêtre, curieux de nouveau. « Are you from here? » Ses lèvres sont légèrement entrouvertes, attendant la réponse avec l’espérance d’un gamin qui pourrait partager ses expériences avec quelqu’un qui le comprend. « I mean, the city, » précise-t-il avec un léger rire, « not the state. »

Il se replace sur le fauteuil avant de tendre la main vers son verre d’eau. Il fronce les sourcils. « Well, I guess the state too, » conclue-t-il, prenant une gorgée pour dissimuler l’inutilité de ses précisions. Il a toujours l’impression qu’il est difficile de se faire comprendre.  
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Human
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MessageSujet: Re: visions of gideon ✜ ft. dylan castillo   Jeu 13 Sep - 10:09


 


visions of gideon

Ce court moment de culpabilité se fait sentir, comme à chaque fois qu’il renvoie la question à son interlocuteur, sachant pertinemment que celui-ci n’est ni plus à l’aise ou outillé pour y répondre que lui. C’est un comportement égoïste, mais ça, il n’y a que lui qui le sait. De l’extérieur, cela ne semble qu’être de la curiosité, de l’ouverture vers les autres, et ce l’est, mais c’est aussi, un geste de préservation égoïste. Il balaie ce genre de réflexion du revers de son esprit et se concentre de nouveau sur la réponse qui commence à prendre forme du côté de Dylan. Le prêtre remarque facilement que même ce genre d’interrogation en apparence bénigne rend le jeune homme nerveux, à propos de quoi, il n’est pas sûr, mais il commence à en avoir une vague idée suite à leurs conversations répétées. Dylan lui avoue finalement qu’il est content de rester au même endroit. Francis ajoute cette information à celle qu’il a déjà recueillie afin d’avoir une meilleure idée d’où venait le Nephilim. Il lui avait dit qu’il venait d’un endroit peu recommandable, cela explique-t-il pourquoi il devait se déplacer sans cesse ? Peut-être.

Il sourit en voyant le jeune homme faire un effort considérable pour ajouter un autre point positif à son évaluation. Enfin, ce n’est pas le Ritz ici. Francis en serait en rien insulté si le jeune homme émettait quelconque réticence ou critique, il est comptable, pas designer d’intérieur. Sur une lancée, Dylan parle alors qu’il fait l’effort de sortir le plus souvent possible. Le prêtre hausse les sourcils et se surprend à se demander ce qu’il peut bien faire à travers les rues de la ville. Il imagine sa silhouette, comme un grand foin à travers la foule anonyme de New York et sourit de nouveau. Il éclate d’un rire discret mais franc en l’entendant dire qu’il n’est pas facile de s’adapter à un tel endroit: « I bet it is... » Il n’a aucun doute que la Grosse Pomme est un défi pour n’importe quel nouvel arrivant. Il n’est toujours pas complètement habitué non plus, après plusieurs années. Il n’imagine même pas ce qu’une ville d’une telle ampleur peut représenter pour quelqu’un comme Dylan qui vient très probablement d’une région rurale du Sud. Et il ne parle même pas de Manhattan… Il n’y est allé que quelques fois et n’en voit pas vraiment l’intérêt. Trop de gens, trop de touristes, le prêtre peut compter sur ses doigts les moments où il a dû s’y rendre, notamment pour visiter des musées par jour de pluie.

Un mouvement dans le coin de son oeil droit attire alors son attention, comme une ombre passagère dans la pièce. Il tourne la tête, mais ne voit rien. Peut-être un oiseau est passé devant la fenêtre. Francis ramène de nouveau son attention vers le Nephilim, celui-ci lui posant de nouveau une question personnelle. Il est presque surpris par la candeur avec laquelle il attend une réponse. Il ne s’agit pas d’un échange de banalités polies, il veut vraiment savoir. Il ouvre la bouche pour répondre mais Dylan précise alors qu’il parle de la ville de New York, pas l’État, mais se ravise pour inclure l’État également. Il rit de nouveau devant ce patinage de fantaisie momentané. « No, no, I’m no from either, actually... », commence-t-il. New Haven peut être bien remplie durant l’année scolaire, mais cela ne se compare en rien à l’achalandage de New York. « I’m from Con- » Il s’arrête et tourne de nouveau la tête vers la droite, l’ombre est passée de nouveau dans sa vision périphérique. Toujours rien.

Il sent alors un mouvement brusque de chaque côté de ses tempes et n’a pas le temps de réagir avant de voir le contour flou de deux main qui se plaquent soudainement sur ses yeux, tirant violemment sa tête vers l’arrière, il en a le souffle coupé. Il se lève précipitamment du canapé, lui faisant face avec panique. Il cligne des yeux, sa vision n’est plus obstruée, il n’y a devant lui que le meuble et Dylan. Il regarde autour, le souffle court. Il n’y a rien, ils sont seuls. « I-I’m sorry, I- », balbutie-il en jetant un dernier regard circulaire sur la pièce. La chaleur a du lui jouer des tours, as-t-il eu un malaise? Il tire de nouveau sur son col qui colle à sa nuque moite de sueurs froides. « I should really buy myself an AC », dit-il à la blague sans pour autant effacer la pointe de crainte dans sa voix. Voyant que Dylan puisse être effrayé par l’étrangeté de sa réaction, il ajoute tout de suite en se voulant rassurant: « I’m ok, it’s just the heat. » Rien qu’une bonne douche froide ne pouvait régler. Il passe le revers de sa main dans son front, il est complètement trempé. Toujours souriant, mais clairement désolé, il désigne la télévision de la tête et demande: « Do you mind if we continue this some other time ? » Il a l’impression d’avoir été plongé dans un bassin d’eau glacée. 
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