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Another Saturday ft. Francis Whitaker

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Mer 18 Juil - 15:43


Another Saturday.

Leo sentit l’hésitation de Francis à répondre à sa question. Ayant le feu vert, il alluma lentement sa cigarette, attendant respectueusement une réponse qui aille dans un sens ou dans l’autre. Il suffisait d’un regard pour comprendre que le prêtre réfléchissait activement aux mots qui quitteraient ses lèvres. Inutile d’être voyant pour le constater. Au bout d’un moment, Francis sembla se décider, le prévenant toutefois qu’il s’agissait d’une histoire compliquée et difficile à croire. Ce à quoi le tireur de carte ne put s’empêcher de souffler en un rire fatigué : « Then, I’m your guy. »

Francis se lança dans son histoire. Le prêtre semblant peser chacun de ses mots, Leo n’osa pas l’interrompre. Les sourcils froncés, il écoutait religieusement le prêtre lui parler d’occulte et de personnes extraordinaires, sans trop saisir de quoi il s’agissait exactement. Sa description était vague et Leo se demanda si elle l’était par presse ou si cela était son intention. Francis termina son histoire. Un silence s’en suivit, alors que Leo tentait de remettre en ordre les paroles qui lui semblaient comme suspendues dans l’air, en attente qu’il les saisisse convenablement.

Il écrasa son mégot après avoir pris la dernière bouffée de sa cigarette qui s’était, finalement, surtout consumée sans qu’il la fume, trop concentré qu’il était à essayer de comprendre ce qui lui était dit. Toujours concentré, les sourcils froncés, il sortit une nouvelle cigarette qu’il garda éteinte entre ses doigts. De nature nerveuse et ayant l’habitude de manipuler ses cartes, Leo retenait difficilement cette manie qu’il avait d’activer ses mains lorsqu’il réfléchissait ou discutait. La cigarette se promenait donc agilement entre ses doigts alors qu’il prenait la parole. « So, you work with, what… problematic kids or like… autistic geniuses? » demande-t-il, confus. « Are you some kind of social worker? ». Leo sentait qu’il était à côté de la plaque et se sentit soudainement un peu bête, mais il n’avait pas la moindre idée de ce dont le prêtre parlait. À l’écouter parler, il aurait aussi bien pu décrire une ligue de super-héros.

« I sound like an idiot, but to be honest, I don't really understand what it is you do exactly. » Leo réfléchit au jeune homme qu’il avait entrevu dans la lecture des cartes. À voir sourire son interlocuteur, il lui sembla évident que Francis entretenait une certaine affection pour son protégé. « But I guess I can understand you taking pride in your work. It must feel pretty great to improve somebody else’s life, eh? » réfléchit-il tout haut, regardant vaguement autour de lui. Son propre travail, sa propre vie, n’étaient pas particulièrement tournés vers les autres après tout. Pas qu'il n'ait jamais pensé aux personnes qui l'entouraient ou qu'il n'y prit pas plaisir. Simplement, les choses semblaient s'être alignées ainsi. Il se demandait souvent s'il aurait pu en être autrement. Que ferait-il différemment? Qui serait-il aujourd'hui s'il était allé à l'école, s'il n'était pas né à Brooklyn, mais plutôt en Californie, ou pourquoi pas, au Canada. Il stoppa la ronde de sa cigarette entre ses doigts et l'alluma, chassant ces réflexions impertinentes. « What’s the problem with pride, is my question, I guess. » poursuivit Leo en soufflant une bouffée de fumée sur le côté, puis ramenant son regard vers celui de Francis. Il sourit. « What are you giving him to read? »


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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Jeu 19 Juil - 13:14


 


another saturday

Peut-être que Leo est quelqu’un d’ouvert, mais il est difficile de le vérifier maintenant que Francis lui a peint un portrait tellement vague de sa situation qu’il aurait pu parler d’à peu près n’importe quoi. La crainte de se faire prendre pour un fêlé l’a emporté sur la confiance qu’il a envers l’ouverture d’esprit de son interlocuteur. Il se rappelle les mots que Tara Cheng a utilisé pour parler quand ils se sont rencontrés. La franchise de ses mots étaient ce qui l’avait convaincu qu’elle n’était pas en train de se moquer de lui. Si elle lui avait présenté le Sancti comme il vient de le faire à Leo, il n’aurait pas accepté son offre, c’est certain. Comme de raison, le diseur de bonne aventure n’a pas capté ce qu’il voulait sous-entendre comme il le voudrait, mais ce n’est pas sa faute. Dans un sens, il n’a pas nécessairement tort, le Sancti a son lot de jeunes et moins jeunes individus problématiques. « Oh, no, not really... », bredouille-t-il, pris de cours par son interlocuteur qui le croit travailleur social. Il n’est rien de tel. Leo avoue se sentir comme un idiot devant la confusion causée par ses descriptions de vague. Francis ajoute alors rapidement, pour le sortir de l’embarras: « I’m doing accounting work, mostly. I’m no social worker... » Il dit cela en baissant les yeux, comme s’il avouait une faute. Le portrait qu’il avait peint lui donnait certainement une aura de sauveur altruiste, mais il se doit d’être humble et de dire ce qu’il en est, même si cela ne lui plaît pas.

Malgré sa confusion, Leo renchérit à propos de ce qui a été dit par les cartes, tentant comme de le rassurer que ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose de retirer de la fierté de son altruisme. Le visage de Francis s’éclaire à nouveau, comme s’il réalisait soudainement quelque chose. « That’s why I became priest in the first place, yes ! », ajoute-t-il d’un enthousiasme renouvelé. Il n’a pas tort. L’orgueil et la fierté sont deux choses différentes. Ce qu’il ressent en observant les progrès de Dylan n’est certes pas de l’orgueil, il s’agit d’un geste altruiste après tout. Il aurait bien pu lui fermer la porte, lui dire de s’adresser à son mentor, mais non. Il hoche la tête, il n’y a rien de mal avec un peu de fierté. Peut-être que les cartes l’ont fait réagir de manière disproportionnée. Il a été tellement surpris de leur justesse qu’il se met à croire tout ce qu’elles auraient pu dire. Ses yeux se posent sur la nouvelle cigarette dont Leo tire une bouffée. L’odeur de la fumée lui picote les narines et il se sent soudainement transporté à une époque lointaine où il lui arrivait beaucoup plus de traîner dans des appartements tamisés où les nuages des cigarettes filtraient la lumière et les conversations passionnées sur la philosophie, la science, les grandes questions existentielles que pouvaient entretenir des collégiens naïfs. Il est tenté de lui en demander une pendant un bref instant de nostalgie, mais ça lui passe bien vite. Il n’a jamais aimé le goût de la nicotine sur sa langue. Leo lui demande alors ce qu’il fait lire à son mystérieux protégé et le prêtre le trouve bien intéressé tout d’un coup. S’enquit-il de la vie de tous ses clients ? C’est peut-être utile pour son travail. Il rit doucement avant d’avouer: « I suggested that he read The Lord of the Rings. Figured that he wouldn’t read through that in one afternoon. » Il ne prend pas le temps de se justifier, il a passé par dessus ses histoires de honte adolescente en suggérant cette lecture. « I figured the kid is from somewhere in the Bible Belt. Hasn’t seen the movies, couldn’t find that kind of book in any library there, I bet. » Il ne raconte pas cela avec mépris, enfin pas de mépris dirigé vers Dylan, mais on peut bien déceler ce qu’il pense des politiques des États du sud dans ses propos. Ce doit être étrange, d’entendre un prêtre critiquer vertement des environnements de fervents chrétiens, mais ils sont tout de même à New York, il n’est pas le seul prêtre libéral en ville.

Une envie lui vient alors, celle de faire changer la dynamique de cet interrogatoire, peut-être pour avoir un répit de questions personnelles.Si Leo s’intéresse autant à la vie personnelle d’un inconnu, sa curiosité face au mystérieux individu aux yeux très bleus n’est donc pas mal placée. Un sourire rusé se dessine sur ses lèvres alors qu’il demande: « How does one become a professional fortune-teller ? Is that a family trade ? » Il ne fait pas cela juste pour se défendre, il se demande réellement comment Leo en est arrivé là. Cela ne semble pas comme de l’argent facile, au contraire. Et Leo lui paraît comme bon à ce qu’il fait. Donc la question se pose.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Ven 20 Juil - 20:33


Another Saturday.

Leo ne put retenir un haussement de sourcils amusé en apprenant la suggestion de lecture de Francis à son protégé. Lorsque ce dernier avait mentionné proposer des classiques, le diseur de bonne aventure s’était davantage attendu à des auteurs plus… disons académiques. Par le ton de Francis, il cru deviner que le protégé en question devait se trouver quelque part dans l’adolescence. C’était une proposition plus adapté à ce genre de public et, sans doute, un excellent échappatoire pour quiconque fut amateur de lecture. Et que le prêtre n’eut aucune gêne apparente à se tourner vers la culture populaire avait de quoi le rendre fort sympathique. Leo n’avait pas la moindre idée de qui était le kid en question, mais il lui sembla déceler vaguement pourquoi il se tournait vers Francis pour des conseils. Lui-même, à l’adolescence, il aurait sans doute bénéficié d’une tête aussi amicale et sereine pour le guider dans ses propres méandres.

Alors qu’il tentait de s’imaginer à quoi pouvait bien ressembler le protégé de Francis, ce dernier lui posa une question en retour. Leo prit une nouvelle bouffée de cigarette, en souriant vaguement. « Hm, that’s fair, I guess », répondit-il en riant doucement. Il prit une pause réfléchissant à ce qu’il dirait. Après l’ouverture du prêtre, il lui aurait paru rude de ne pas répondre. Mais, c’était une question qui nécessitait beaucoup de contexte. Sans doute plus que ce qu’il était prêt à dévoiler lors d’une conversation avec un inconnu. Discuter de son introduction au tarot lui semblait difficile sans mentionner ce qu’il lui était arrivé ou… ce qu’il pensait lui être arriver alors. Il passa sa main dans sa chevelure légèrement en bataille, perdu dans ses pensées. « My mom used to be interested in tarot, but only as a hobby I think, commença-t-il. She gave me her cards and some old books about it, back when I was… like 8 or 9.  I had ehm… questions she couldn’t answer. We were not very religious, so she gave me these. » Il désigna le paquet sur la table. « Ask them, she said ». Un frisson lui traversa la nuque. Il sentit les minces cheveux se soulever. Même après plus de vingt ans, la simple allusion à l’évènement… à cette vision, il ne le savait trop, le plongeait dans une angoisse sourde. Son regard se planta dans celui de Francis. Il était habité par la plus vague impression que cette histoire n’était pas sans lien. Il n’aurait pas su dire pourquoi, ni comment.

Il détacha son regard pour fumer sa cigarette, réalisant qu’il fixait son interlocuteur. « Anyways, reprit-il, I got very interested and started practicing on myself, and then, on people, just to find out I wasn’t too bad at it. » Il haussa les épaules. « And then, a couple of stupid decisions later, I found myself unable to find legitimate work and so here I am. » Il esquissa un sourire gêné. Il ne racontait jamais cette histoire à ses clients. Rarement à ses amis aussi d’ailleurs. Elle le faisait paraître un peu trop misérable pour son goût. Après tout, il ne détestait pas vivre de ce talent. Il aurait peut-être simplement souhaité que ce soit par choix plus que par dépit. Plutôt qu’une liberté qu’il aurait pu choisir, son mode de vie lui paraissait souvent comme un piège dans lequel il était tombé, ce à quoi il n’aimait pas penser. Ce genre de réflexion ne faisait qu’entretenir une frustration longuement refoulée, une frustration qui lui faisait souhaiter ce qu’il ne pouvait avoir. Un cercle vicieux négatif qu’il s’efforçait d’éviter, même si ce n’était pas toujours facile. Son sourire s’effaça graduellement alors qu’il tentait de chasser ces réflexions. Son attention s’attarda au col romain de Francis. L’homme lui inspirait une confiance inhabituelle. Tant de questions fourmillaient dans son esprit. Mais, il préféra s’abstenir. S’il avait fait de son métier de lire les autres à travers ses cartes, lui n’était généralement pas pressé d’ouvrir son jeu à quiconque croisait son chemin. « May I ask, what you think about all this? », demanda-t-il après une pause en désignant les trois cartes toujours posées sur la table. « I’m very curious about the relationship a priest might have with that kind of practice. You said you work for some… occult branch yourself, right? » C’était une question qu’il se posait réellement, quoique pas celle qui le démangeait le plus.

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Mar 24 Juil - 14:56


 


another saturday

Le désir de Francis de ramener les projecteurs sur son interlocuteur n’échappe pas à ce dernier, mais il ne se défile pas. En effet, c’est bien juste de donner un peu de sa personne dans cet échange impromptu. Leo prend, à son tour, le temps de penser à ce qu’il va dire. Au moins, ni l’un ni l’autre ne semble très dérangé par quelques silences. Francis préfère de loin parler lentement que de dire quelque chose qu’il va regretter. De savoir que l’intérêt du tarot de l’homme provenait de sa mère le rend plus sympathique à ses yeux, il ne sait pas trop pourquoi. Ce n’est pas comme si sa mère lui a transmis beaucoup d’intérêt communs. Ce que raconte Leo lui fait penser à ce qu’il vient de dire, lui aussi semble marcher sur le bout des pieds à travers son histoire, faisant de grands détours pour en éviter certaines parties. Quelles genres de questions un enfant de cet âge pouvait-il avoir pour que sa mère s’en remette au mysticisme ? C’est tout de même curieux, mais Leo ne s’étend pas sur le sujet davantage. Le prêtre a l’impression de déceler un malaise furtif dans le non-verbal de son interlocuteur, impossible de savoir ce à quoi c’est relié. Le cartomancien plante son regard incisif dans le sien, il fronce les sourcils, conscient de la tournure sérieuse que prend la conversation pendant un bref moment. Qu’est-ce que les cartes lui ont répondu ? Il a bien envie de savoir.

Il soutient le regard de l’autre tant bien que ce dernier le détourne en premier. On a souvent dit à Francis qu’il a la mauvaise habitude de fixer les gens dans les yeux. Il le fait certes moins que dans sa jeunesse, mais il n’est pas mal à l’aise lorsqu’on le dévisage. Leo continue et arrive de nouveau à un noeud duquel il n’a pas envie de parler en détails, de toute évidence. Le prêtre appuie son menton d’une main, attentif. Des décisions stupides qui empêchent de trouver du travail, il a une idée de ce que cela pourrait impliquer, probablement des démêlés légaux. Il comprend mieux la position de l’autre. Peut-être est-ce mieux de vivre mal du talent de sa mère que de faire de l’argent facile mais dangereux… Leo arrête de parler, mais de manière plus permanente que lors d’un silence de réflexion. Comprenant que c’est la fin de l’histoire, Francis lui répond alors, un peu pris de court: « I see... » Que dire de cela ? Il n’est pas en position de juger les parcours atypiques, loin de là. D’être prêtre à cette époque, déjà, c’est un parcours atypique. Il remarque alors que Leo zieute le col romain qui lui a causé tant d’émoi tout à l’heure. Il baisse les yeux question de remarquer s’il est taché ou quelque chose du genre. Ce n’est pas un artefact magique, ou même un accessoire très important pour le prêtre, mais le col lui permet d’être reconnu rapidement comme tel, ce qui est utile. Le col est toujours blanc, ce n’est pas ce qui attise la curiosité de l’autre.

Celui-ci lui demande alors son avis, sur la lecture et le tarot vraisemblablement. Francis sourit en se redressant, alors que Leo revient sur un détail qui ne lui a pas échappé dans sa mention du Sancti. « I do , répond-il simplement pour commencer, avant de plisser les yeux et de continuer sa réflexion, Though I don’t like the term “occult” very much. It implies some kind of frontier between the natural and the surnatural, the mundane and the occult, when there is none… Well, in my humble opinion. » Il perçoit deux interrogations de ce que Leo vient de lui demander, une sur ce qu’il pense des cartes et l’autres sur le Sancti. Chaque chose en son temps. Il désigne les cartes d’une main et avoue: « I must admit, I had my doubts. But now I can’t see why the cards can’t be both a tool of introspection and a window to the will of the universe. Who am I to know ? » Il rit doucement, amusé par sa formulation grandiloquente mais sincère. C’est la leçon qu’il a retiré de son séminaire autant que de ses études en physique. Qui est-il pour savoir avec certitude ?

Finalement, de ce qu’il retire de leur altercation, Francis décide qu’il peut se permettre de divulguer plus de détail à propos du Sancti. Il doute que quelqu’un qui a décidé de lui faire part de tranche de vie personnelles quoique vague ne le pense fou d’une minute à l’autre. Il prend une nouvelle pause et pense à la meilleure manière d’expliquer le tout de manière concise. « I work for a branch of the Church that considers Heaven and Hell real and tangible places, and believes… I mean, knows for a fact that the creatures of legends are real and that their children walk among us. I know it sounds crazy, I thought so too. » Un court rire gêné fait suite à cette description très mythologique faute de meilleurs termes. Il tente de se rattraper en des termes plus scientifiques, l’air sérieux: « As I said, the limit between natural and surnatural may not be as impassable as we once thought. Maybe not for you and me but these people, they are standing right on that frontier. » Il s’égare quelque peu dans des détours passionnés, les yeux brillants, sa voix prenant quelques décibels dans un moment où il oublie qu’ils parlaient à voix basse dans un lieu public. Il reprend un ton plus égal pour conclure: « So, the Haven Sancti, that’s where I work, is a place a study and guidance for those beings, but also, us puny mortals. » Il se désigne avant de désigner Leo, rendant clair que cette appellation est d’une nature humoristique. Peut-être souhaite-t-il détendre l’atmosphère après tout ce qu’il vient de raconter à des oreilles qui n’y étaient pas préparées.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Mer 1 Aoû - 11:25


Another Saturday.

Leo hocha la tête, intéressé, en écoutant Francis s’exprimer sur la (fausse) limite entre le naturel et le surnaturel. Le prêtre, avec une fascinante aisance, mettait des mots sur ce que Leo n’avait jamais su expliquer justement. Il lui semblait savoir exactement ce que voulait dire son interlocuteur, comme si ces paroles s’étaient toujours trouvé dans un recoin de sa tête et que le prêtre ne faisait que les y extirper. « Well said », se contenta-t-il de répondre en un sourire, n’osant pas renchérir davantage. La facilité avec laquelle Francis s’exprimait l’impressionnait et il savait qu’il n’aurait pas su dire mieux. Plus jeune, cette admiration aurait sans doute été accompagné d’un embarras quant à ses propres limitations linguistiques, un douloureux rappel de l’interruption prématurée de son parcours scolaire. Aujourd’hui, si Leo sentait la pointe de cette insécurité quelque part au fond de lui, il savait cependant la contenir pour qu’elle ne prenne plus le dessus.

Francis prit une nouvelle pause. Leo, comprenant qu’il réfléchissait en profita pour se pencher et écraser son mégot de cigarette sur le sol. N’ayant pas manquer l’allusion de Leo quant au type de branche dans laquelle il travaillait, Francis se lança dans une explication, d’une part beaucoup plus claire et d’une seconde part pour le moins…ahurissante. Pour ne pas dire un peu cinglée. Le silence de Leo ne fut plus alors celui d’une marque d’admiration, mais plutôt celui de l’homme qui n’arrivait pas à croire ce qu’il entendait. Il se sentait débordé par ce nouvel arrivage d’informations, le prêtre ayant, de toute évidence, décider de se débarrasser de la retenue avec laquelle il avait préféré discuter plus tôt, ce à quoi Leo ne s’attendait pas. Le cartomancien s’appuya sur sa main, les sourcils froncés, puis se gratta nerveusement la tempe, passa à nouveau sa main dans ses cheveux, ne captant même pas la plaisanterie lancée par Francis. Les paroles flottaient dans son crâne sans qu’il ne puisse les saisir toutes à la fois. Il ne savait trop où se mettre, cherchant à extirper un sens à ce qu’il venait d’entendre. Croyait-il ce qu’il venait d’entendre? Il n’en avait pas la moindre idée. Le prêtre lui avait semblé tout à fait sympathique et recommendable. Pas le genre à vouloir l’initier à quelques cultes insensés. Quoique, comment le savoir? Cette tentative de rationalisation fut toutefois inutile. Leo ne pouvait s’empêcher de se repasser les paroles de Francis en boucle. L’enfer et le paradis comme des lieux tangibles. En un flash, il revit les rues glauques et obscures de cette vision qui le hantait depuis son enfance. Se pouvait-il que… Il enfouit son visage dans ses mains et se frotta les yeux. What is that fucking saturday, pensa-t-il. Il releva les yeux vers son interlocuteur, le front barré de stries, les sourcils bien haut.

« It… yeah, well it does sound crazy. » admit-il en dégageant ses main de son visage pour les croiser nerveusement sur la table. Il ferma les yeux quelques secondes pour recentrer ses pensées, pour formuler le raz-de-marrée de questions qui se chamaillaient à la sortie de sa bouche. Cette conversation, il l’aurait fui à grande vitesse, sans même y penser, s’il ne s’était pas s’agit de ce prêtre à qui il faisait bizarrement confiance. Instinctivement, Leo croyait ce que Francis lui disait, même s’il n’arrivait rationnellement pas à l’accepter. Il le croyait et, hanté par le mystère de cette vision qu’il n’avait jamais réussi à résoudre, malgré toutes ces années de lecture et de réflexion, il sentait que ce moment pouvait être décisif. Ce genre de croisée des chemin, Leo avait la certitude qu’on pouvait les sentir et il était convaincu de s’y trouver, là, sur ce siège de pique-nique au milieu d’un parc à Brooklyn.

« So Heaven and Hell exist, you say », commença-t-il prudemment, peut-être plus pour lui-même que pour Francis. « And you know that… for a fact? How? ». Il tritura nerveusement son paquet de cigarette qui traînait sur la table « You’ve been there? », dit-il en feignant la plaisanterie, ne pouvant tout de même s’empêcher de penser que le prêtre se moquait peut-être de lui. Il se posait toutefois réellement la question. Quoique la vraie question fut en fait : était-ce possible que lui-même, Leo, y soit allé? Cet évènement pouvait-il être bien réel et non le fruit de son imagination? L’idée lui semblait ridicule et pourtant, il n’arrivait pas à s’en départir. « And by… ehm…creatures of legend, I assume you mean… angels… and demons. » Il secoua la tête en prononçant ces mots. « Fuck, that’s crazy. And they have kids?! Is that… » Il regarda Francis, se trouvant grotesque à l’idée de prononcer ces mots. « That kid you were talking about… is he… like what… an angel? I mean… I bet you’re proud of your work, having fucking angels read Lord of the Rings. ». Il rit aux éclats, croyant à peine avoir cette discussion insensée. « And I thought being an accountant was some shitty boring job! », dit-il en continuant de rire, ce qui eut pour effet de le détendre. Peut-être s'était-il fait embarquer dans une histoire complètement loufoque par un sympathique cultiste. Si c'était le cas, il aurait une histoire de plus à raconter au pub du coin.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Mer 8 Aoû - 13:59


 


another saturday

Si au début de son explication Leo a semblé bien suivre et même acquiescer, cette attitude change bien rapidement à mesure que les propos de Francis deviennent de plus en plus invraisemblables. Il s’y est attendu, mais on ne sait jamais, peut-être Leo aurait-il pu magiquement tout gober ce ce qu’il vient de lui dire. Le cartomancien semblait tout aussi confus que inquiet lorsque le prêtre termine son exposé. Trop tard pour revenir en arrière, il s’est déjà trop donné à fond. Francis attend sa réponse bien qu’il se doute de sa teneur. Elle est plus polie qu’il n’aurait cru, mais tout de même aussi incrédule que l’expression de l’homme aux cheveux noirs. Un court rire gêné lui échappe. Il n’a pas tort, c’est complètement fou. Cependant, Leo ne se lève pas pour se prendre ses jambes à son cou. Celui-ci semble, au contraire, prendre le temps de réfléchir profondément. À quoi? Malheureusement, aucun moyen de le savoir. Voilà qui est intéressant. Peut-être certains éléments ont tout de même piqué sa curiosité ?

Il joint de nouveau ses mains sur la table, en position écoute, sans nul doute pour encourager Leo à partager le fruit de ces mystérieuses réflexions causées par le flot d’insanité qui vient de lui être déversé. Celui-ci s’y aventure finalement, avec une prudence certaine, et lui pose une sacrée colle. En effet, comment peut-il savoir que le paradis et l’enfer existent ? Il sourit et se rattrape rapidement: « Well… I know space exists, but I’m afraid I’ve never been there myself. Although, there is always a possibility that it doesn’t exist and everybody who has been there is lying. But it’s a small one... » Cette réponse est plus un sophisme qu’autre chose, mais avec un peu plus de temps, il peut certainement concocter quelque chose de basé sur les faits, enfin, les faits rapportés. Ce qu’il a expliqué à Leo est en fait une image assez grossière de l’état de leur connaissances. Personne n’est réellement allé en Enfer ou au Paradis, mais certains se sont définitivement retrouvés aux frontières du premier, relativement et ironiquement plus accessible que le deuxième.

Leo enchaîne cependant avec une autre questions avant qu’il ne puisse apporter plus de précision à sa pensée. L’idée des anges et des démons sur terre semble lui causer encore plus de tracas, la panique dans sa voix se faisant entendre davantage. Francis le laisse encore une fois aller au bout de sa pensée. Lorsqu’il est question de Dylan, il est surpris par les déductions forts justes auxquelles Leo est arrivé. Il partage son hilarité de faire lire du Tolkien aux anges, bien que ce n’est pas ce qui se passe réellement. Lorsque son interlocuteur revient sur ce qu’il a précédemment pensé de son fort ennuyeux emploi de comptable, Francis hausse les épaules. Il a à la fois raison et tort. C’est certainement plus stimulant qu’un poste de comptable normal, mais c’est probablement beaucoup plus normal que ce que Leo imagine dans le moment. « Oh you know, depends on the day... », répond-t-il à la blague comme s’il s’agissait d’un job tout à fait normal. Il rigole encore un peu, amusé par la réaction de Leo qui se veut affable mais qui ne peut s’empêcher de ne pas y croire une seconde.

Il croise les bras et plisse les yeux avant d’avouer: « I may have been… Cutting some corners here in order to make it sound simple. I’m no expert of the stuff. » Comment préciser ce qu’il a dit pour le faire paraître moins …. Moins fou en fait? « So, you are right, no one, that we know of, has been to Hell or Heaven. The Valley of Shadows, that’s the place where people go sometimes. It’s like Hell’s crummy suburb. Really unpleasant, I wouldn’t recommend it. » Il laisse cette courte descriptions faire son chemin dans l’imagination de Leo avant de songer à l’autre sujet de l’incompréhension de son interlocuteur. Cette conversation lui rappelle certaines réflexion qu’il a entretenues lors du début de son service au Sancti, comment il avait rationalisé tout ce qui lui paraissait comme des élucubrations. « The people I'm talking about, the “kids”, they look just like you and me, but they can do things no human is capable of, I assure you. How do we know it’s an angel and demon thing ? In the end, we don’t really. “Angel” and “demon” are just words we use to make sense of certain entity, I’m sure others have other words for it. But you know the catholic church, they love it, this stuff. » Il se rend compte qu’il est, une fois de plus, en train de divaguer de façon décousue, comme s’il était en plein séminaire théologique. Ce n’est pas le cas, il est en train d’essayer de convaincre un inconnu plein de réserves bien méritées. Il le regarde et décroise les bras avant de soupirer. « Look at me go, rambling like a madman. I’m sorry. » Il doit se rendre à l’évidence, il a beau travailler pour le Sancti, il manque d’expérience concrète pour bien mettre en mots ce qu’il veut expliquer. Il faudrait que Leo parle à quelqu’un d’autre… Une idée lui vient alors. Son visage s’éclaire soudainement et il reprend de plus belle: « If you’re interested, you could come check out our library, it’s open to the public and it’s gorgeous. » Leo va peut-être refuser, de peur de finir par se faire voler ses organes par des cultistes catholiques enragés, ce ne serait pas manquer de jugeote. Clairement Francis n’a pas la trempe de missionnaire, ce n’est pas dans son éducation d’ignorer les faits et la nuance juste pour convaincre.
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