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Another Saturday ft. Francis Whitaker

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MessageSujet: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Dim 24 Juin - 22:40


Another Saturday.

Comme souvent les samedi, Leo se retrouvait à déambuler dans les allées de Prospect Park. L’air y semblait plus frais, le bruissement du vent à travers les feuillages couvrait le brouhaha new yorkais, mais surtout, les solliciteurs y étaient moins nombreux qu’à Central Park, complètement saturé de petits vendeurs de services tel que lui. À ses débuts, son jeune âge avait attiré l’attention et avait chassé rapidement la méfiance des touristes. Toutefois, à mesure que ses traits avaient pris en maturité, à mesure l’appréhension avait grandi à son égard. À travers les années, Leo apprit donc à adapter ses stratégies d’approche. Si jusqu’à 30 ans l’approche charmeuse fut un franc succès, maintenant plus proche de la quarantaine, il semblait préférable de paraître plus sobrement, prenant ainsi soin de raser toute trace de barbe et de couvrir toute odeur de cigarette sur ses vêtements. Remis depuis un certain temps de ses années d’incarcération, il profitait sans vergogne des avantages que pouvaient lui procurer de beaux yeux bleus et des traits inhabituels, mais néanmoins harmonieux.

Accoudé au petit pont surplombant une partie du lac artificiel, Leo observait les passants, l’air volontairement nonchalant. La journée était ensoleillée et les opportunités nombreuses. La matinée avait été fructueuse, ce qui n’était pas arrivé depuis un certain temps. Le beau temps paraissait apaiser la nervosité et les suspicions, lui permettant d’approcher ces inconnus beaucoup plus facilement, qu’ils le fassent à la blague ou avec sérieux. Malgré tout cela, l’enthousiasme de Leo n’y était pas. Il y avait d’ailleurs longtemps qu’elle n’y avait pas été. La routine, se disait-il. Il détestait la routine, sentait qu’elle le faisait s’éteindre de l’intérieur, qu’il s’y empêtrait comme dans une flaque de boue et pourtant il la recherchait tel un abri. Ou plutôt comme un garde-fou, celui qui l’empêchait de dérailler dans un autre plan-merde à nouveau mille fois raconté dans le voisinage. «Hey t’as entendu le dernier foutoir d’O’Reilly?». Il en rirait avec tout le monde, évidemment, jusqu’à ce que la police vienne cogner à sa porte pour bris de conditions. Ce qui ne pouvait arriver à présent, car sa probation était terminée… reste que. La crainte lui était restée collée à la peau.

Leo se passa la main au visage, frottant lentement ses yeux pour chasser ces pensées qui le déconcentraient de son objectif. Relevant les yeux en un long soupir silencieux, son attention se posa sur un homme accoudé en face, de l’autre côté du pont. L’homme lui faisait dos et pourtant une aura de calme émanait de lui, alors qu’il semblait simplement contempler la sérénité qu’offrait ce petit pont vaguement surplombé de verdure. Il était seul, mais n’arborait pas l’attitude de celui qui attend. Parfait, pensa Leo. Lentement toujours, avec la nonchalance du flâneur, Leo traversa le pont pour aller s’accouder à la hauteur de sa cible, sans lui jeter le moindre regard, assez loin pour ne pas l’alerter, mais suffisamment proche pour pouvoir lui parler. Une minute passa avant qu’il ne sourisse, se prenant la tempe d’une main.

« I’m sorry, sir, this may seem very odd, but… I couldn’t help notice you from over there, dit-il en identifiant vaguement l‘endroit où il se tenait plus tôt. Son ton se voulait franc et sans malice. Well, you see… god, I can’t believe I’m actually doing this, poursuivit-il en riant. Il éclaircit sa voix, feignant l’embarras. I’ve been trying some.. well tarot reading.. you know, with friends and all.. and I’ve been wanting to try it on strangers for some time now, to see if I’m any good, yeah? And.. it’s silly really, but you seemed like an open-minded guy, alright, and I thought... why the hell not! »

Leo secoua la tête, d’un sourire embarrassé avant de se retourner vers l’homme en question pour lui serrer la main.

« Ehm... Leo, by the way. »


Même sans enthousiasme, prétendre être ce novice embarrassé était comme enfiler une seconde peau. Rien toutefois ne lui garantissait le succès de cette tactique, il dû se l'avouer, peu inspirée. Briser la glace était généralement la partie la plus difficile. Une fois la porte ouverte, il arrivait généralement à s'en tirer. Mais encore fallait-il réussir à la faire ouvrir cette porte.

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Lun 25 Juin - 20:23


 


another saturday

C’est dans les parcs et les musées que Francis Whitaker passe le plus clair de ses journées de congé. Ce ne serait pas vraiment un jour de congé dans les règles s’il restait au Sancti, prêt à répondre à n’importe quelle interrogation spirituelle ou financière pouvant advenir. À ses yeux, cela lui fait plaisir d’être utile, mais l’ordre vient de la direction. Il doit sortir du Sancti au moins un jour de congé sur deux. Il a d’abord vécu la chose comme une contrainte, le Sancti faisant office de résidence autant que de bureau pour lui, mais il s’est habitué depuis le temps. Il est venu à apprécier ces sorties forcées où il se baladait dans une solitude apaisante, loin de sa fourmilière d’activité quotidienne. Il prend toujours cette occasion pour mettre de l’ordre dans ses pensées et prendre le temps de ne réellement rien faire, si le coeur lui en dit. Ce jour-là, vu le beau temps et la chaleur encore raisonnable, il a opté pour une balade dans un parc. Habitant la Grande Pomme depuis maintenant quelques années, il connaît les trappes à touristes évidentes qu’il doit éviter, mais ne pourrait pas affirmer être bien au courant des gemmes cachées de la ville. Pour le moment, Prospect Park l’a rarement déçu. Loin d’être un lieu peu connu, il a tout de même l'avantage de ne pas trouver dans Manhattan, que le prêtre évite le plus possible, surtout dans l’optique de passer un moment de calme et de réflexion, difficile d’y arriver lorsqu’on se fait proposer des billets de spectacles ou des sacs à main de contrefaçon à tous les coins de rue.

Il a donc marché tranquillement le long des sentiers du parc avant de décider de prendre un petit moment sur son pont emblématique, il ne manque jamais de le faire lorsqu’il vient faire sa promenade à cet endroit. Alors qu’il regarde distraitement les petites familles et les joggeurs en grand nombre vu le jour de la semaine et le beau temps, il se rend compte qu’il n’a pas grand sujet de réflexion dans le moment. La semaine n’a pas été particulièrement mouvementée, enfin, selon les standards du Sancti de New York. L’homme se dit qu’il ne serait pas sage de souhaiter que quelque chose se passe, après tout, la plupart des gens qui viennent au Sancti ont besoin d’une certaine tranquillité, qu’il espère bien apporter. Son esprit repasse alors la conversation qu’il a entretenu après la messe avec un des nouveaux pensionnaires temporaires. Il espère que ses conseils auront été utiles après tout...

Une voix pas très loin de lui le tire alors de ses ruminations. Francis tourne la tête pour apercevoir un homme à sa gauche, qui vient de l’interpeller. Il n’y a personne d’autre sur le pont à qui cela peut s’adresser. Le prêtre ne peut s’empêcher de hausser les sourcils dans une mélange de curiosité et d’un brin de méfiance. S’il a appris quelque chose en passant du Connecticut à New York, c’est que les gens s’abordent rarement pour rien dans la grande ville sans de raison précise. Reste à savoir quelle raison motive cet inconnu. Malgré sa prudence, il ne veut pas donner une impression de fermeture. Après tout, il est en congé de son travail au Sancti, mais reste tout de même un prêtre, comme le col romain qu’il a décidé de porter sur sa chemise bleu pâle dont il a décidé de rouler les manches à mesure que la température augmentait. Lorsqu’il entend le mot tarot, il est à la fois surpris et soulagé. Il ne s’est pas imaginé que la demande de l’autre irait dans ce sens. Il s’attendait plus à ce qu’on lui demande de l’argent ou qu’on lui fasse des avances non-sollicitées, malheureusement par expérience, mais cela n’a rien à voir. Si l’homme aux yeux perçants de bleuté n’est pas en train de lui vendre une salade, Francis se demande bien qu’est-ce qui l’a convaincu de vouloir tester ses talents de cartomancien sur lui en particulier. Il n’y a qu’une façon de le découvrir. Les sourcils du prêtre reprennent leur place normale et un sourire de publicité d'orthodontiste se dessine sur son visage lorsqu’il se retourne pour faire face à son interlocuteur qui lui tend la main. Il empoigne ladite main pour la serrer tout en demandant, n’étant pas sûr d’avoir bien entendu:  « Leo, right ? Pleased to meet you, I’m Francis. » Il ne prend pas la peine de lui servir du  « Father Whitaker », après tout, le prénommé Leo doit bien avoir remarqué son col romain maintenant qu’ils se font face et, de plus, de se présenter sous son nom de famille établirait une distance ou une hiérarchie avec laquelle il n’est pas très à l’aise. Francis fait donc bien l’affaire. Visiblement intéressé par la proposition, de par ses yeux curieux qui se pose sur l’homme aux traits tirés devant lui, il ramène sa main sur le côté de son corps. « So, tarot uh ? How does that work ? », s’enthousiasme-t-il sans feinte aucune. Bien qu’un certain doute persiste quant aux intentions de l’inconnu, il est réellement désireux d’en apprendre plus sur le tarot. Peut-on vraiment prédire l’avenir grâce aux cartes ? Est-ce plutôt un instrument d’introspection ? Doit-on apprendre une technique ? Comment Leo a-t-il appris à tirer le tarot ? Tant de questions auxquelles le prêtre espère trouver réponse, ses yeux insistants toujours plantés sur le diseur de bonne aventure en herbes qui ne sait pas encore dans quoi il vient de s’embarquer.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Mar 26 Juin - 10:17


Another Saturday.

Pas plus d’une fraction de secondes fut nécessaire à Leo pour remarquer le col de l’homme qui se tournait pour lui faire face. Pris au dépourvu, il ne pu retenir une expression de surprise qui fut sans doute difficile à manquer, alors que le père lui serrait volontiers la main, maintenant raidie par l’étonnement. Il sourit, mal à l’aise, alors que ses pensées défilaient à la vitesse de l’éclair. Il employait peu la tactique du novice, car elle résultait rarement en un paiement. Elle lui gagnait habituellement des client.e.s qui revenaient pour ses services si la lecture leur avait plu et parfois même des relations plus amicales. Dans les cas où la séance n’allait pas dans la direction désirée, il lui était aussi arrivé de se servir lui-même dans la poche de sa victime si elle lui apparaissait mieux nantie. En un flash, il revoyait encore la ruelle glauque dont le souvenir le hantait depuis son enfance. Un frisson terriblement familier fit lever les cheveux sur sa nuque. Si Leo n’était pas réellement voyant, il avait toujours été doué pour lire les gens qui l’entouraient et cette fois-ci, une chose était sûre, il n’aurait jamais osé volé cet homme dont la tranquillité semblait émaner de lui telle une aura. Non décidément, aucune chance d’être payé. Avec un peu de chance, le père refuserait gentiment et il pourrait filer au plus vite.

Malheureusement, alors qu’il tentait de chasser la spirale de pensées qui défilait dans son esprit, le père Francis montra son intérêt pour sa pratique. Un intérêt qui semblait des plus sincères, d’ailleurs, ce qui en soi, était des plus rares, la plupart se prêtant au jeu avec scepticisme au mieux. Leo cligna des yeux, étonné de l’ouverture de cet homme d’Église. Il avait peu fréquenté l’environnement religieux, mais gardait de ce qu’il en avait appris à la petite école une image stricte et inflexible qui ne collait pas vraiment au père Francis. Il passa nerveusement la main dans sa nuque pour chasser le frisson qui s’y était glissé. À ce point, il valait mieux jouer le jeu, malgré cette vague impression qu’il serait foudroyé sur place d’un moment à un autre. Il sourit, cette fois timidement à Francis… hum.. au père Francis plutôt. Comment devait-il l’appeler? Lui-même s’était simplement présenté sans son titre, mais Leo voyait bien son habit. Du calme, Leo, se sermonna-t-il intérieurement.

« Well, it all depends of what you’d like to know… hum… father, répondit-il, son embarras cette fois plus que sincère. There are different kinds of readings, you see, depending on the… stuff you’d like to reflect on. Like career, finance, love... » Il s'étrangla sur ce dernier mot et se gratta nerveusement la tempe, tel qu’il le faisait lorsque nerveux ou embarrassé.

« And I guess it also depends of what you’re ready to believe», dit-il en un nouveau sourire gêné. « Not that I think of you as intolerant, of course! » s'empressa-t-il d'ajouter. « I mean it.. it's all about what you expect from it, eh! » Il repassa sa main pour frotter ses yeux. La curiosité du père Francis le lui rendait sympathique, ce qui en soit était insupportable.

« Anyhow, what would you like to know…. father? » réussit-il enfin à demander en un soupir faitigué alors qu'il relevait les yeux vers le regard clair qui lui faisait face.

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Jeu 28 Juin - 10:46


 


another saturday

Pas besoin d’être un maître détective pour remarquer le changement soudain dans l’attitude anciennement affable de celui qui l’a hélé quelques instants plus tôt. De son air atterré à sa main raide, comme pas encore prête à être serrée, quelque chose dans le non-verbal de Leo montre que quelque chose ne se déroule pas comme il l’aurait souhaité. Francis n’est pas sûr de ce que c’est mais se permet d’en avoir une idée. Ce n’est pas tous les jours de congé qu’il sort avec son col romain. Cela dépend du temps de l’année, d’où il va. Il est parfois plus sage de le laisser au Sancti. Mais lorsqu’il n’y voit aucun inconvénient, il le porte sans regret, même si cela entraîne parfois des regards ou des conversations impromptues. C’est le but, en soi, d’être reconnaissable en tant que prêtre. Ce signe distinctif a, cependant, si ses soupçons s’avèrent fondés, eu l’effet contraire sur le pauvre Leo qui respirait abondamment le malaise tout à coup. Cela ne l’empêche pas d’exprimer son intérêt pour la séance de cartomancie que ce dernier lui proposait avec enthousiasme avant de découvrir son identité peu secrète.

La réponse de l’homme aux cheveux noirs confirme son idée de départ. En essayant de lui expliquer le fonctionnement des choses, il semble particulièrement buter sur le titre de Francis. Le concerné sourcille un peu, après tout, il s’est présenté avec son prénom. Le cartomancien en herbe ne doit pas être bien plus jeune que lui. Dur de lui donner un âge précis avec ses traits étirés contrastés par ses grand yeux aux longs cils, mais il n’est clairement pas assez jeune pour l’appeler « father » sans que cela soit malaisant pour tout le monde. Ce titre et la révérence qui est attendue lorsqu’on s’adresse à lui a toujours mis Francis mal à l’aise. Il aurait préféré que les gens se sentent en confiance, comme avec un ami, plutôt que de craindre une espèce d’autorité paternelle divine. Enfin, une autre de ses opinions qui ne doit pas être répandue dans le clergé en entier. Un autre point de malaise évident: proposer à un prêtre de le tirer aux cartes au sujet de l’amour, Francis pouffe de rire pendant un court instant avant de reprendre son sérieux, Leo a déjà assez les deux pieds dans la même chaussure, il ne va pas commencer à se moquer de lui en plus.

Tentant d’essayer de venir le sauver de son embarras qui ne paraît pas en voie de cesser pour l’homme qui fait des pieds et des mains pour ne pas l’offusquer, le prêtre le rassure: « You would be surprised by what I believe ». Après tout, il travaille pour une branche assez occulte et obscure de l’Église catholique, même s’il ne s’occupe que de la comptabilité et des services occasionnels.

Ils en arrivent finalement au point.« Call me Francis », insiste-t-il d’abord. Mais, que veut savoir Francis en efeft ? Son sourire disparaît graduellement pour faire place à une expression plus sérieuse. Il ne pensait pas devoir poser la question lui-même de prime abord. Il est difficile de trouver un questionnement qu’il entretient dans le moment. La routine suit son cours au Sancti, rien à l’horizon. La situation est pareille pour lui… Pour ce qui est des questionnements plus profonds, plus personnels, il hésite. Il ne connaît pas beaucoup ce Leo. Il ne pense pas qu’aucune information qu’il lui partagerait pourrait être utilisée contre lui, mais il bloque à l’idée de partager de telles pensées, ses inquiétudes, insécurités, doutes, avec un inconnu. C’est plutôt le contraire normalement. Il esquive donc la question par sa stratégie habituelle, s’intéresser aux autres. Après cette courte réflexion, il demande à voix plus basse: « Am I making you uncomfortable ? » Il pointe de son index le petit carré blanc qui trône au milieu de son col, haussant les sourcils en attente d’une réponse. Cela lui donne un petit sursis afin de concocter une question qui lui plaît.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Lun 2 Juil - 22:50


Another Saturday.

La question de Leo et la requête du prêtre à l’appeler simplement… Francis, furent suivies d’un silence qui, bien que court, parut comme une bénédiction au tireur de carte. La réflexion, puis l’hésitation de Francis attirèrent immédiatement son attention, le libérant brièvement de son propre inconfort. À quoi pouvait donc penser un prêtre, se demanda Leo. Il avait certainement des rêves, des peurs, des problèmes, que de toute évidence il hésitait à partager avec lui. Leo n’avait, cependant, pas la moindre idée de ce qu’ils pourraient être, arrivant à peine à se figurer à quoi son quotidien pouvait bien ressembler. Avec les années, il reconnaissait assez rapidement à quel type de personne ses client.e.s correspondaient, selon leurs habits, leur attitude, leur langage, etc. Au bout de quelques questions, il arrivait généralement à déchiffrer au moins grossièrement ce qui occupaient leur esprit. Il lui arrivait évidemment de se tromper, mais il y avait très longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé devant une telle opacité. Rien ne lui venait à l’esprit en regardant le prêtre.

La courte pause pris fin et le soulagement de Leo se dissipa au moment où Francis brisa le silence, non pas pour répondre à sa question, mais bien pour lui en poser une autre. Leo ouvrit la bouche, sans qu’un son n’en sorte. Même départi du moindre sens, le prêtre aurait pu sentir son malaise flotter à lui. Il aurait tété absurde de nier une telle évidence. Il sentait le regard du prêtre planter dans le sien, un regard scrutateur et curieux, comme s’il tentait de le démasquer. Leo ne pouvait s’empêcher d’être assailli par l’absurde sentiment que l’engagement religieux de Francis lui permettait de voir clairement ce qui l’entourait. Il se sentait terriblement transparent sous ce regard clair et franc. Ne pouvant soutenir plus longuement la tension, Leo laissa échapper un rire nerveux en fouillant dans ses poches de pantalons.

« Right.. Francis, eh… damn it. » Il soupira en sortant un briquet de sa poche qu’il tritura nerveusement, ne sachant toujours trop que dire. « I’m just a guy trying to win a buck through tarot readings, because apparently, that's mostly what I'm good at. I thought you’d make a good customer but then, well, you were a fucking priest, I mean, you are… a priest. Which, I wasn't expecting. Obviously... »

Il s'éclaircit la gorge, comme pour effacer le juron qui s'en était malencontreusement échappé. C’était plus fort que lui, tout ce qui était associé de près ou de loin à l’Église le mettait terriblement mal à l’aise et ce, depuis son enfance. Il n’avait jamais vraiment voulu réfléchir au pourquoi de la chose. Il préférait simplement procéder à l’évitement.

« So yes... I guess uncomfortable would be a way to describe myself right now », dit-il en remettant le briquet dans sa poche. Il rit nerveusement à nouveau, se repassant la scène en tête, voguant entre l'hilarité et la mortification. « I bet you don't get asked about your love life that often though, eh! » tenta-t-il avec peu d'espoir, retenant une forte envie de se lancer en bas du pont et de disparaître dans le lac verdâtre.

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Mar 3 Juil - 13:59


 


another saturday

Francis se rend compte tout de suite qu’il a été cruel en voulant protéger son intimité. Bien sûr qu’il rend l’inconnu mal à l’aise, ça se voit tout de suite. Plutôt que d’atténuer son malaise, il s’en est servi pour éviter de répondre à sa question, il n’y a pas de quoi être très fier. Il lui arrive, comme tout le monde, de faire des erreurs et d’agir de manière égocentrique, mais le prêtre espère avoir fait assez de travail sur soi pour s’en rendre compte tout de suite et essayer de réparer le dommage. Comme de fait, il a rendu Leo assez nerveux pour que celui-ci abandonne complètement ce qui s'avérait être une façade. Donc, cette histoire de cartomancien débutant était une ruse pour s’attirer la sympathie de badauds naïfs… Le badaud naïf dans cette histoire c’est lui. Enfin, jusqu’à ce que Leo se rende compte qu’il n’avait pas affaire à un touriste propret du Maine, mais à un prêtre loin de son habitat naturel. Francis ne lui tient pas rigueur d’avoir eu cette idée de lui en le regardant de dos, il sait ce qu’il dégage et n’a pas de problème à paraître plus inoffensif que viril. Il n’est plus un adolescent tourmenté par les demande de la masculinité, être prêtre ne nuit pas non plus.

« I see », répond-il en hochant lentement la tête, comprenant beaucoup mieux ce qui a poussé Leo à l’accoster. De l’entendre s’exprimer avec un langage un peu plus fleuri, pour le dire ainsi, lui donne une meilleure idée du personnage, une vision plus cohérente que cet espèce d’énergumène qui lui a parlé sur le pont quelques secondes auparavant. Il ne comprend toujours pas ce malaise qu’il lui fait vivre, mais décide de laisser tomber. Ce n’est pas de ces affaires, il ne voulait pas presser quelque chose qui pourrait réveiller de vieilles blessures, on ne savait jamais. À ce moment, il s’imagine un peu le pire, il est dur de ne pas penser aux atrocités commises par des hommes d’Église sur des personnes vulnérables ou des enfants…

Ce qui le surprend, c’est que Leo n’en reste pas là. Alors qu’il s’attendait à le voir se confondre en excuses et chercher une proie facile, le cartomancien le prend de court avec une blague. Francis s’exclame d’un rire surpris et court, ramenant ses deux mains ensemble en un claquement silencieux. Il a raison, ce n’est pas une question qu’on lui pose souvent.  « You’re right, admet-il avant de hausser les sourcils, ajoutant une réflexion qui lui vient sur le moment, I do love a great deal of people though... » Il a des amis, des collègues, une famille. C’est aussi de l’amour, mais peut-être joue-t-il sur les mots. Si Leo s’est permis d’être franc, il doit aussi l’être. C’aurait été vraiment immature de continuer son petit jeu. Il faut donc penser à une question à lui poser, pas sur sa vie amoureuse, bien sûr… Il demande alors à Leo, signifiant par la même occasion que son intérêt envers la séance de tarot, même en sachant qu’elle a été proposée sous des termes frauduleux et qu’il devra probablement payer: « So I guess you’ll need to hear my question for this to work ? » Il n’est pas dans le besoin, son salaire n’est pas reluisant, mais il est logé et nourri gratuitement, ce qui relève du miracle à New York. Il peut très certainement se payer une séance de bonaventure, parce qu’il est curieux et parce qu’il veut bien aider ce pauvre bougre qui semble incroyablement fatigué. Il a sa question, mais se sent encore réticent. Il doit briser le malaise, il le sait bien. Son incapacité à assumer ne fait qu’empirer les choses. Avec un demi-sourire, il s’enquiert: « I’d like to know… », commence-t-il, l’air pensif. « What role do I play in all of this ? Do I even have one ? » Il cherche une approbation de l’autre du regard suite à sa question, espérant qu’elle n’est pas trop large, ou trop clichée. Peut-être cela fait-il changement des gens qui se demandent quand ils rencontreront l’âme soeur, ou quand ils gagneront le gros lot. Il regarde autour d’eux, ce n’est guère un endroit propice où mettre des cartes. « Don’t you need a table or a surface ? » Il a peu de questionnement, mais c’en est un qu’il entretient depuis longtemps. Il doute que les cartes puissent réellement y répondre, mais pourquoi ne pas essayer. Il n’a franchement pas mieux à faire.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Jeu 5 Juil - 12:42


Another Saturday.

Prêt à quitter la conversation d’une minute à l’autre, Leo fut étonné d’entendre Francis rire à sa plaisanterie et qui plus est, réaffirmer son intérêt pour une lecture. « Hum.. Ye… yes, balbutia-t-il. I usually get better results with a question to work with. It doesn’t have to be very specific, though ». Tout à coup revenu en zone connue, Leo sentit son inconfort revenir à un niveau maîtrisable. Si quelqu’un lui avait raconté qu’il tirerait les cartes à un prêtre sincèrement intéressé cette journée-là, il aurait bien rigolé, particulièrement si c’était après avoir admis sa malhonnête tentative.

Il écouta la question de Francis. Un sourire discret étira ses lèvres, alors qu’il hochait de la tête. Une question définitivement intéressante, qui, bien que classique, lui avait été peu posé, la plupart préférant s’enquérir à propos de problèmes plus concrets, plus près de leur quotidien. C’était, en vérité, le genre de questionnement existentiel qui l’avait lui-même amené à s’intéresser au tarot et à l’occulte en général, à défaut d’être religieux. Leo était donc plutôt enthousiaste de voir ce que les cartes leur révéleraient à ce sujet. En effet, s’il devait trouver la bonne stratégie d’approche et deviner à qui il s’adressait pour réussir à gagner sa pitance, il n’en restait pas moins que la lecture elle-même se faisait dans une relative franchise. Leo croyait, d’une certaine façon, à la sagesse des cartes, à la force qui les mettait en place, même s’il ne savait trop comment la nommer. Une fois les cartes sur la table, il ne s’agissait pas de mentir, mais plutôt d’interpréter justement les cartes en les associant à ce qu’il pouvait deviner des étrangers qui le consultaient.

Il fut soudainement sorti de ses réflexions par la voix de Francis. « Hum, yes, right. Absolutely ». Il aurait sans doute pu poser les cartes sur la petite rambarde du pont, mais craignait que le vent ne les fasse s’envoler. Il était très attaché au petit paquet, qui tel que le voulait le tradition, lui avait été donné. Ayant auparavant appartenu à sa mère, les cartes étaient vieilles et commençaient à s’effacer par endroit, mais comme ils les connaissaient par coeur pour les avoir tant manipulé, cela ne lui posait pas trop de problème. Il regarda rapidement autour de lui et repéra quelques tables de pique-nique de l’autre côté du pont qu’il désigna à Francis. Tous deux s’y dirigèrent. Leo s’installa et invita son consultant à s’asseoir en face. Il sortit le paquet de cartes de ses poches et sourit, maintenant beaucoup plus détendu qu’il ne l’était auparavant. « Alright, let’s start. »

Il prit une longue respiration, se concentrant sur ses mains et commença à retirer 22 cartes de la pile et rangea le reste. « Your question is a significative one, so I’ll stick with the major arcana cards. They represent big archetypal themes influencing your life. » expliqua-t-il. En se concentrant sur la question de Francis, il mélangea les cartes directement sur la table. Certains préféraient laisser leur consultant exécuter cette partie, mais Leo n’aimait pas laisser d’autres manipuler ses cartes. Une fois qu’il les sentit suffisamment mélangées, il les ramena en une pile droite de laquelle il pigea trois cartes qu’il plaça cérémonieusement une à côté de l’autre sur la table. Il les regarda quelques secondes. « Mmh, interesting… », dit-il toujours concentré. Il releva la tête, ramenant son attention vers Francis.

« The first card represents what you perceive from your actual situation. Who you think you are, in a way. », commença-t-il en pointant la première carte sur sa gauche. Le diable inversé. « The devil card symbolises material restraints, external forces that control you, wether addiction, consumerism, abusive relationship, dependency… But it’s reversed, you see. So, I’d say you perceive yourself as detached from the desire of all that stuff. You care about things, and about people of course, but you try to overcome your attachment to them, so you can stay at peace. That way, you feel you can see things more clearly. »

Il prit une pause avant de pointer la deuxième carte au centre. L’impératrice. «The second card represents what’s stopping you from achieving what you’re supposed to do. » Il prit une courte pause, pour réfléchir à ses mots. « The Empress card is mostly about ehm… care. And nurturing. » Il se gratta la nuque, alors que les paroles de Francis lui revenait en tête: I do love a great deal of people.« It seems caring for others is very important to you, continua-t-il. I’d say, right now in your life, there is a person you want to support… or guide in their growth and development. Normally I’d say it’s blocking you from doing what you’re supposed to do, right now. But seeing the third card, I think it actually might be a barrier in the future. » Il leva brièvement les yeux vers Francis, à la recherche d’une réaction confirmant ou infirmant son interprétation.

Il pointa finalement la troisième et dernière carte sur la droite. Le magicien. « The third card represents the truth… the answer to your question, if you like. The Magician is a very good omen, dit-il en un sourire rassurant. I’d say that, whatever you’re doing right now is exactly what you are supposed to do in the great scheme of things. But you need to stay focused and not derive from that commitment, which might be affected by your relationship with that person I was mentioning earlier. It might be a stretch, but I’d be careful about that first card, the Devil. You perceive yourself as detached from…ehm… earthly… desires. But it doesn’t mean you’re immune to them. »

Leo ramena ses mains à lui en attendant une réaction de Francis. Il en avait dit beaucoup et s’attendait bien à devoir laisser toutes ces informations faire leur chemin.

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Ven 6 Juil - 14:19


 


another saturday

Il s’installe sur le banc, les mains à plat sur la table de pique-nique en bois, ses doigts pianotant avec impatience la surface rugueuse dont la peinture s’était écaillée. Il hoche la tête, le regard intensément rivé sur les cartes dans les mains de Leo lorsque celui propose de commencer. Il est temps de voir si le cartomancien a les actes pour suivre les paroles. L’homme aux cheveux noir semble devoir se concentrer pour la suite, à moins que cela ne fasse partie d’une mise en scène pour mettre ses potentiels clients dans une atmosphère de mysticisme sérieux et mystérieux. Il hoche de nouveau la tête, il ne connaît pas du tout de quoi il est question, ni la différence entre les arcanes majeures ou mineures, c’est Leo qui est l’expert après tout. Il suit des yeux les mains qui mélangent le paquet, comme pour essayer de le prendre en flagrant délit de prestidigitation, même si cela n’a rien à voir. Trois cartes sont alors choisies et placées devant lui. Le prêtre plisse les yeux pour mieux voir, certaines étant assez élimées. Le diable, l’impératrice, le magicien, voilà qui est bien dramatique au premier regard, mais il n’a aucune idée de ce que cela signifie. C’est probablement là que Leo doit sortir le grand jeu.

L’entendant affirmer qu’il s’agit d’une combinaison intéressante, il relève la tête pour le regarder, constatant qu’il est toujours aussi concentré. Il commence alors à lui expliquer la signification de la première carte. En entendant qu’il s’agit de comment il se considère lui-même, il fronce un peu les sourcils, on parle quand même du Diable qui trône nonchalamment sur cette carte. Il les fronce davantage en entendant ce que cette carte signifie. Cette désapprobation disparaît d’un coup lorsque Leo lui fait remarquer que la carte est à l’envers. Son visage s’éclaire, surpris. Il est vrai qu’il a pris le serment de se détacher de ces tentations. C’est quelque chose qu’il aurait bien pu dire simplement parce qu’il sait qu’il est prêtre, mais la manière dont il l’explique vient chercher quelque chose en lui, résonne avec des raisons très personnelles qui l’ont poussé à choisir cette vie.

Incrédule, il porte son regard sur la deuxième carte. Peut-être n’est-ce que le hasard? Ce qui l’empêche d’atteindre son but… Le but étant d’effectuer une mission, le rôle qu’il a à jouer dans le cosmos en général ? Son expression redevient sérieuse, dans cette montagne-russe de réactions. Ce qui le frêne, c’est son souci des autres ? Voilà qui paraît bien égocentrique. Encore une fois, c’est avec l’explication que Leo vient attacher les fils qui pendouillent entre les cartes. Il recule un peu, sans aucun dossier derrière lui pour le soutenir, lorsqu’il est question de quelqu’un en particulier dont il s’occupe dans le moment. Francis sait tout de suite de qui il s’agit. Le seul élément de perturbation, si on peut le qualifier ainsi, des derniers jours. Mais cette volonté d’aider cette personne est ce qui le bloque d’accomplir ses devoirs ? Leo ajoute qu’il ne s’agit peut-être pas d’un obstacle en ce moment, mais qu’il pourrait le devenir dans le futur. Il amène une de ses mains à son menton, encore plongé dans la contemplation de la deuxième carte. Qu’est-ce que cela signifie ? La troisième carte viendra peut-être éclairer sa lanterne.

L’homme aux cheveux noir annonce alors que le magicien est un bon présage. Francis ne peut retenir un court soupir de soulagement. Donc il n’est pas dans l’erreur, il est au bon endroit, voilà qui est rassurant. Son regard retourne à la deuxième carte qui le chicotte. Son engagement, perturbé par sa relation avec cette personne. Il a du mal à comprendre comment. N’est-ce pas justement son rôle d’aider les gens dans les besoin et en proie au doute ? C’est ce qu’il tente de faire avec Dylan, où est le problème ? Pourtant, c’est à propos de la première carte que Leo l’avertir, la carte qui lui semblait la plus sûre, en un sens. Mais en effet, Leo lui a dit que la première carte correspond à sa vision de lui-même, pas à la vérité. Le prêtre déglutit. Il ne s’attendait à rien de semblable. Ces cartes présentent un avertissement qui semble avoir été écrit pour lui en particulier. Il reste interdit et regarde de nouveau les trois cartes avant d’esquisser un faible sourire. Il confia avec un rire nerveux: « That’s… Wicked scary . » Cette vulnérabilité qu’il n’a pas prévu lui fait invoquer cette expression originaire de son Connecticut natal. Il s’attendait à se faire servir des platitudes vagues qui pourraient être à propos de n’importe qui, semblables aux horoscopes dans les journée. Mais il n’en est rien. Il croise les bras, toujours aussi visiblement incrédule. « You did not just start doing this, did you? », accuse-t-il en référence à sa ligne de vente de toute à l’heure. Il ne peut s’empêcher de se demander comment il a pu arriver à quelque chose si près de ses interrogations et ses problématiques personnelles. Les cartes ? Ou ce Leo est un excellent juge de caractère… Sa curiosité est encore plus piquée qu’auparavant et il a des choses à laisser mijoter davantage avant de pouvoir s’y atteler. Il se penche pour chercher son portefeuille dans une de ses poches, voulant dissiper cette lourdeur qui vient de se percher sur ses épaules. « How much do I owe you for this… Hum...   » Il se bute à comment décrire l’expérience de cette séance. Surprenante, effrayante, perçante même ? Le prêtre s’éclaircit la gorge. Il ne peut s’empêcher d’ajouter, en parcourant les billets dans l’enveloppe de cuir noir: « Goodness gracious, now I’m the uncomfortable one   ». Pas la peine d’essayer de le camoufler. Il aurait dû demander une question idiote, pourquoi fallait-il qu’il se poser des questions existentielles si les résultats le troublent autant ? Il n’aime pas non plus l’idée qu’un inconnu ait pu lire en lui d’une telle façon par il ne sait quel truc ou talent.
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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Jeu 12 Juil - 12:21


Another Saturday.

Leo ne put s’empêcher un sourire timide en entendant cette expression qui n’était définitivement pas de New York. Son interprétation des cartes avait visé juste, il aurait semblé. Il se demandait bien qui était cette personne qu’il avait perçu dans sa lecture. Qui était-elle pour son consultant? Une femme, un homme, quelle était leur relation, pourquoi le troublait-elle à ce point? Les yeux de Francis trahissaient un mélange de surprise et de confusion, lui paraissait-il, ce qui ne fit qu’accentuer la curiosité de Leo à l’égard de sa lecture. Le prêtre se croisa les bras, l’air incrédule. « You did not just start doing this, did you? » Leo esquissa un sourire en coin, retenant un rire. « Ehm… nope. I've been doing this for some time. », admit-il avec une teinte de culpabilité.

Il se gratta la nuque nerveusement alors que Francis fouillait dans ses poches pour demander combien il lui devait. Leo hocha négativement de la tête. Après sa désastreuse entrée en matière, il n'aurait jamais osé demander paiement pour cette lecture non-sollicitée. Alors que Leo s'enlisait à nouveau dans l'inconfort, Francis admit son propre embarras. Leo éclata d’un rire franc en les voyant se mettre mutuellement mal à l'aise. « I’m sorry… I’m sorry… » s’excusa Leo, alors qu’il sortait un petit carton et un paquet d’allumettes de ses poches. « I shouldn’t laugh. But, hey, don’t worry about it. This one’s on me. For the lying you know… », finit-il par répondre. Voir Francis aussi vulnérable faisait paraître son uniforme beaucoup moins intimidant. Leo sortit une cigarette, laissant traîner la boîte sur la table. « You can pay me next time… if you ever want another reading, that is. » Normalement, à ce point-ci, Leo s’en tenait à récupérer son paiement, laisser sa carte de visite et reprendre sa route. Cette fois-ci, il n’en sentait ni l’urgence ni l’envie. Il observa le prêtre quelques secondes, la cigarette dans une main, les allumettes dans l’autre, cherchant des signes d’ouverture qui l’inviteraient à poser la question qui lui brûlait les lèvres. Ou cherchant peut-être plutôt le courage de le faire. L’incapacité à pleinement lire Francis le lui rendait en quelque sorte fascinant.

Il regarda rapidement le parc autour de lui et la foule qui s’y baladait en faisant tourner le paquet d’allumette entre ses doigts. L’heure du midi était maintenant avancée. Les promeneurs semblaient moins nombreux et peu intéressants. erh… Fuck it, pensa Leo. Sa matinée avait été fructueuse, il pouvait bien se permettre de satisfaire sa curiosité, si Francis le voulait bien évidemment. Il ramena son attention vers le prêtre. « So… do you know who that person might be? » lui demanda-t-il prudemment, en plaçant entre ses lèvres la cigarette qu'il n'alluma pas avant de faire signe à Francis. Lui demandant ainsi, silencieusement, s'il cela ne l'embêtait pas. Leo se doutait bien de la réponse à sa première question, mais préférait opter pour une entrée en matière qui ne soit pas trop brusque. Tous deux ne se connaissaient pas. Il aurait été compréhensible, quoiqu'un peu décevant, que Francis refuse de discuter plus amplement de cette lecture.

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MessageSujet: Re: Another Saturday ft. Francis Whitaker   Ven 13 Juil - 20:21


 


another saturday

C’est bien ce qu’il croyait, ce n’est pas la première fois que Leo doit faire le coup du débutant hésitant à de pauvres naïfs dans les parcs. Il doit avouer qu’il y a cru, ne serait-ce qu’un instant, avant de se faire lire les cartes, et pas rien qu’un peu. Leo se met à rire lorsqu’il avoue son embarras, comme pour expulser toute la tension qui s’accumule entre eux depuis les révélations amenées par le tarot. Francis ne prend pas offense, mais lève des yeux surpris en entendant l’autre dans son hilarité. Tout de suite celui aux cheveux noirs s’excuse. Il hausse les épaules avec un sourire pâle, indiquant que ce n’est pas la peine de se confondre en excuses. La surprise revient sur son visage de nouveau lorsque le cartomancien qui, franchement, a l’air de ne pas être dans une position pour faire des lecture des gratuites, l’assure qu’il ne demande aucun paiement pour celle-ci. Il replie son portefeuille avec une certaine hésitation, se demandant s’il a la même magnanimité avec tous les gens à qui il ment pour gagner sa vie. Alors qu’il se lève un peu du banc de bois pour remettre le portefeuille dans sa poche, Leo lui propose de le faire payer à la prochaine séance.Est-ce une technique pour se créer une clientèle ? La première dose est gratuite, mais on s’assure que les gens reviennent. Il hausse les sourcils en s’asseyant de nouveau et rétorque: « Sure, why not ? » Il dit cela ainsi mais n’est pas tout à fait certain s’il a envie d’être exposé ainsi une nouvelle fois… C’est certes un exercice humiliant, mais d’une bonne façon. Même si c’est désagréable, peut-être en a-t-il plus besoin qu’il ne le pense. S’il prend si mal d’être confronté à lui-même, il serait probablement bon pour sa santé de se faire d’autres lectures. C’est tout de même moins cher qu’un psy.

Il s’attend à ce que Leo prenne son congé, voletant vers une proie plus facile. Mais celui-ci, cigarette en main, ne semble pas pressé de partir. Francis regarde aussi un peu autour, imitant son interlocuteur, question de deviner ce qu’il observe ainsi. Il a les yeux posé sur un petit couple qui marche main dans la main lorsque Leo lui pose une question qui lui aurait fait sans doute cracher sa gorgée s’il était en train d’en boire une. Il tourne la tête vers l’autre, incrédule. Son réflexe est de refuser totalement d’en parler. Il ouvre la bouche pour le faire, mais se ravise. Il ne comprend pas pourquoi ça l’intéresse, mais ne voit pas de raison malicieuse pour poser ce genre de questions. Ce n’est rien de gênant, en fait. Pourquoi serait-il si embarrassé de répondre ? L’homme qui semblait auparavant terrifié de son col romain lui pose des questions sur ses relations interpersonnelles, c’est une courte et fulgurante évolution. Il lui fait signe de la main pour lui indiquer qu’il peut fumer s’il le désire.

Il reste silencieux un bon moment, pèse le pour et le contre, ne trouvant aucune raison rationnelle de lui refuser l’information, il a déjà vu en lui de manière alarmante. Cependant, cela demande une mise en contexte assez complexe. Il regarde de nouveau son interlocuteur, l’évaluant sans le camoufler. Que peut-il lui dire ou non sur Dylan, les Nephilim, le Haven Sancti ? Que sera-t-il prêt à croire. Il prend une grande inspiration et se lance: « That is a… Complicated and unbelievable story, really. » Il recule une nouvelle fois sur son banc, n’y trouvant toujours pas de dossier dans lequel il pourrait se cacher. Il poursuit: « I work for a quite obscure branch of the Church. Occult some might call it. » Il guette les réactions de l’autre. Il tire les cartes pour gagner sa vie, mais il y a probablement des limites à ce qu’il est prêt à avaler. Il donne l’impression d’être assez terre à terre, contrairement à Francis qui a toujours été fasciné par les spéculations et les abstraites choses de l’invisible. « This place is home for… How do I put this… Extraordinary people. People who can’t mix that well with society, so this place welcomes them. » Il peut bien ne pas le croire, malgré cette description très vague qui aurait pu tout droit sortir d’un numéro des X-Men, bien qu’il n’a rien d’un Professeur Xavier. Il baisse les yeux vers le bois de la table. « One of them is that young man, he got a liking to me I think, comes to me for council, for book suggestions… Got him to read some of my high school classics. » Il rigole avec une certaine tendresse après ce détail précis, et relève ses yeux vers son interlocuteur avant d’avouer, comme s’il venait de le réaliser:« I guess I am taking pride in teaching him what I know, getting him to go on about his life someday. » Peut-être que son histoire se termine en queue de poisson, lui qui a promis des révélations incroyables et mystérieuses. Il ne va tout de même pas raconter à Leo, comme si de rien était, que le Sancti accueille la progéniture des anges, les humains bénis et les possédés cherchant conseil, le cartomancien aurait pris offense qu’on se moque de lui d’une telle façon.
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