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we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker

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Angel
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Jeu 14 Juin - 12:12

Le nephilim ne pensais pas que Père Whitaker aurait la réponse à sa question – comment pourrait-il, alors qu’il s’agit des motivations de personnes qui lui sont inconnues? – mais ce qu’il lui dit le surprend tout de même. Alors que le prêtre lui confie qu’il ne croit pas qu’ils lui aient menti, Dylan l’observe en silence, regard fixé sur ses lèvres pour ne pas avoir à le regarder dans les yeux. Le petit sourire à ces lèvres lui fait comme un baume sur ses pensées anxieuses.

« You can be absolutely sure of something and still get it wrong. That’s why doubting is good,» renchérit-il et Dylan fronce légèrement les sourcils, pensif. Il tourne la tête dans la même direction que Père Whitaker, observant l’icône au-dessous de l’autel.

Le doute, il le connaît bien. Et plus qu’autre chose, c’est ce doute qui a souvent été puni. Lorsqu’il doutait de son rôle, de sa foi, de son but, il était rapidement remis à sa place par des discours moralisateurs et des conséquences directes. Mais cela ne l’empêche pas de douter : ça ne fait en sorte que de le faire douter en silence. Et ces doutes enflent dans sa tête et deviennent des craintes. Puis ces craintes se saisissent de son cœur et deviennent des culpabilités. Et leur poids est incommensurable.

Sa mère et Père Williams n’ont jamais douté. Ou, du moins, ne l’on jamais montré devant lui. Ils étaient toujours surs de leur rôle et des actions à entreprendre. Mais Père Whitaker dit qu’ils avaient probablement peur? Qu’est-ce qui pouvait les effrayer au point de leur faire fermer les yeux sur leurs doutes? Et ceux de Dylan?

Il était plongé dans ses pensées, la tête bien basse et les poings serrés, lorsque le prêtre repris la parole. Dylan relève rapidement la tête, surpris par le changement de ton et cligne rapidement des yeux en essayant de comprendre la question que son esprit conscient n’a pas tout à fait entendu.

Finalement il comprend et inspire en haussant les épaules, prêt à bredouiller un « I dunno » réflexif, mais il se retient : il devrait au moins être capable de répondre en utilisant une échelle, non? Il se mord l’intérieur de la lèvre avant de tourner les yeux vers l’autre homme, soutenant brièvement son regard : de son expérience, il est plus à même d’entendre les pensées des gens lorsqu’il les regarde dans les yeux. C’est pourquoi il évite de croiser leur regard lorsqu’il n’est pas d’humeur : il ne veut pas entendre de mauvaises pensées lorsqu’il est pris par la curiosité.

Sans surprise, Père Whitaker ne semble que vouloir être capable de lui remonter le moral. D’en avoir la confirmation semble tout de même lever un poids pour Dylan et il sent ses épaules et ses jambes se détendre. Il entend aussi le murmure d’une curiosité à son égard, mais Dylan détourne les yeux, mettant fin à son intrusion. Son regard croise de nouveau la mèche de cheveux en l’air et il a un pâle sourire : il se sent un peu mieux... peut-être.

Il frotte ses ongles contre le tissus de son sac, penchant la tête du côté du prêtre. «Uh… Like a 6, I reckon? Or like, 7...» Il jette un rapide coup d’œil au visage de l’autre, incertain de sa réponse, mais continue. «Its different from things I read before.» Il lève les yeux au plafond, laissant son regard parcourir les voûtes en réfléchissant à sa prochaine réponse.

«The monster,» répond-t-il enfin. « I mean, I didn’t- I don’t agree with, like, things it did but… It was an interesting character.»

Il tourne la tête vers Père Whitaker, lui jetant un regard qui demande clairement «Is this enough?» : il n’a pas assez réfléchit à cette histoire pour en parler avec quelqu’un d’autre. Il ne pensais pas qu’il aurait la chance d’en parler plus en profondeur.

Il baisse les yeux sur son sac, glissant ses mains sous le rabat pour l’ouvrir. «I, uh…» Il sors un livre de poche du sac, le tournant dans ses mains pour en voir la couverture. «I picked up something else at the library.»

Il semble hésité un instant, tenant le livre à deux mains, mais le tend finalement au prêtre avec une nonchalance affectée. «A Prayer for Owen Meany» peut-on lire sur sa couverture.

Dylan joue distraitement avec les fils de sa manche. «Do you know it?»
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Mar 19 Juin - 15:22


 


we may be liars preaching to choirs

Difficile de déchiffrer les quelques furtives expressions de passage sur le visage de Dylan alors que celui-ci cherche une réponse à fournir quant à son appréciation de ses lectures. La plus énigmatique est un sourire incertain dont Francis a du mal à saisir la raison. Il tente un regard discret vers le haut, là où doit se trouver ce qui a fait sourire le jeune homme, mais ne remarque rien d’autre que le plafond. Il ne faisait sûrement que regarder ailleurs comme ça sans raisons. Finalement, Dylan est capable de lui donner un chiffre plus ou moins clair. Le prêtre tente de ne pas trop réagir, à voir la manière dont le lecteur en herbe guette son visage à la recherche d’approbation ou de désapprobation. Ce que le Nephilim lui raconte ne pourrait certainement pas remplir les pages d’un essai, mais c’est un bon début, sans doute. Francis se demande ce qui l’a poussé à choisir le livre au départ. Avait-il vu la créature dans un dessin animé de son enfance ou y était-il allé au hasard même ? Il veut bien lui demander mais ne souhaite pas interrompre la pensée de son interlocuteur qu’il écoute respectueusement. Ce n’est pas grand chose, de dire que le monstre est intéressant. Mais à comparé à tout ce que Dylan avait dit depuis son arrivée, c’est une déclaration plus nuancée et riche.

De dire cela semble avoir quelque peu drainé le jeune homme de ses mots, alors qu’il le regarde à la recherche d’un signe ou d’une perche à laquelle se raccrocher. « You’re right. It is », répond-il simplement en croisant ses mains ensemble, sans vouloir lui faire subir une dissertation sur le sujet ou lui mettre des mots dans la bouche. Dylan n’est pas là pour étudier pour un examen, mais bien pour arriver lui-même aux réponses à ses questions. Peut-être même qu’il l’a un peu trop aidé trop vite… On l’a déjà averti à propos des pouvoirs étranges des visiteurs et habitants du complexe, évidemment. Il est donc au courant de cette espèce d’aura que peuvent avoir les gens comme Dylan. Est-ce cela qui a fait qu’il ne puisse s’empêcher de vouloir lui remonter le moral ? Il espère bien que non. Ce n’est pas son genre de refuser conseil à qui que ce soit de toute façon. Certes, Dylan, comme ses congénères, a quelque chose innommable et intriguant, mais Francis ose croire que cela s’estompe comme la nouveauté une fois que l’on est au courant de ce qui est à la source de ce charisme particulier.

Dylan, n’ayant plus grand chose à dire à propos de Frankenstein, plonge enfin sa main dans son sac, en dévoilant le mystérieux contenu. Un autre livre, cela tombe sous le sens. Les yeux pâles de Francis parcourent rapidement la couverture où trône un dessin d’un tatou. Lorsqu’ils arrivent au titre, l’homme plus vieux lâche un « Oh! » surpris et presque flûté, le prenant doucement de la main tendue du jeune homme. « You bet I do », répond-il à la question de son interlocuteur. Il rigole un peu silencieusement. Dylan avait-il choisi ses livres dans une liste ne contenant que les livres bannis ? Si son entourage décourageait la lecture de Frankenstein, ils ne devaient pas plus porter Owen Meany dans leur coeur. Son sourire s’étire en parcourant rapidement le résumé à l’arrière du livre qui l’emplit d’une certaine nostalgie. Sans cesser de lire, il ajoute: « I read that one when I was your- ». Il lève les yeux pour regarder Dylan un instant, se rendant compte qu’il n’a aucune idée de son âge exact. Il se reprend alors en inspectant de nouveau le livre: « When I was young. » Il hausse un peu les sourcils en disant cela, ça fait un bail qu’il n’est plus jeune et un bail qu’il a lu ce livre. Il se rappelle l’avoir dévoré en quelques jours au chalet familial, sur le quai de bois, les pieds dans l’eau. ce livre qu’il avait pris au hasard dans la bibliothèque l’avait captivé. Peut-être que les références à la guerre du Vietnam étaient plus récentes à l’époque, mais il est certain que Dylan saisira le message tout de même. Il tend le livre pour le rendre à son propriétaire. Il voudrait bien lui dire qu’il espère qu’il l’appréciera mais se retient. C’est égoïste de sa part de vouloir imposer sa lecture au jeune homme. Il se permet tout de même d’émettre un commentaire sur ses souvenirs de lecture: « I still remember Owen, I really liked that character back then... » Il esquisse un sourire énigmatique alors qu’il baisse les yeux un moment. « I thought Owen was weird, but in a good way. » Il ne veut pas trop en dire et révéler l’intrigue. Ce n’est pas une histoire qui se raconte facilement de toute façon. Si avec Frankenstein, il essayait de rester neutre, avec ce livre-là, il est peine perdue de faire semblant que ce n’est pas une lecture chère à son coeur. Peut-être pourraient-ils en discuter davantage une fois que Dylan l’aurait lu.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Jeu 21 Juin - 21:07

Toute sa vie, Dylan s’est montré docile, espionnant les désirs des gens pour savoir comment y répondre adéquatement. Lorsque Père Whitaker reste inexpressif alors que Dylan se dépêtre dans ses commentaires, loin de le rassurer, ce manque de réaction fait douter le jeune homme – devait-il dire autre chose? En dire plus? – et il refixe son regard sur l’autre pour en déceler les pensées.

De nouveau, il est pris de court par la sincérité des intentions de l’homme : Père Whitaker ne souhaite tout simplement pas l’influencer dans ses réflexions. Il cherche à lui permettre d’exprimer ce qu’il pense réellement et… et Dylan décide à ce moment qu’il l’aime bien. « Father Whitaker is a good priest », qu’il se dit, acquiesçant à sa propre pensée. Depuis son arrivée au Haven Sancti, Dylan ne cesse de comparer les gens qu’ils croisent à ceux qu’il a connu jusqu’à présent – l’équipe technique de ses tournées, ses professeurs, ses camarades de classe – et après seulement quelques heures – ou plutôt, quelques minutes? – en compagnie de l’homme, il le préfère déjà à Père Williams.

Père Whitaker semble enthousiaste à la vue de sa nouvelle lecture et le lui prend des mains pour l’observer de plus prêt. Dylan ramène sa main à lui pour lisser le rabat de son sac à deux mains en observant le prêtre qui tourne le livre pour en lire le quatrième de couverture. Dylan s’était inconsciemment penché vers l’homme pour lire avec lui, ses doigts grattant le bord du rabat de son sac. Il tourne la tête vers l’autre lorsqu’il entend sa voix - « I read that one when I was your- » - et est pris de court par le regard du prêtre qui se lève soudainement vers le siens.

Dylan recule légèrement, comme pris en faute de proximité alors que Père Whitaker termine sa pensée. « When I was young, » conclue-t-il.

« I’m 22, » bredouille Dylan, baissant les yeux sur ses mains. Il ne pense pas qu’il devait répondre à cette remarque, mais la surprise a fait sortir les mots de sa bouche. Simple réflexe social : donner aux gens ce qu’ils veulent entendre.

Le garçon reste silencieux, mal à l’aise et inapte, pendant un instant. Il voit, du coin de l’œil, le livre que lui redonne le prêtre et il tend la main pour le reprendre, le posant sur son sac. Il en trace les bords du bout des doigts, inspirant longuement. La voix de Père Whitaker lui fait lever les yeux.

« I still remember Owen, I really liked that character back then... I thought Owen was weird, but in a good way. »

Dylan l’observe – enfin, observe ses lèvres – puis hoche lentement la tête. Il ne sait pas quoi répondre – peut-il répondre quoi que ce soit? Particulièrement alors que Père Whitaker essai de ne pas trop s’exprimer sur le sujet… Dylan joue distraitement avec le coin plié de la couverture avant de reprendre la parole.

« What do you- I mean- do you have books suggestions? For me?» Il jette un regard à l’homme avant de ramener son attention sur le livre sur ses genoux. «I… I read a lot, lately.»

Il a Presque demandé «What do you like to read?», mais s’est vite ravisé vers une formulation moins personnelle. Il a l’impression d’être de retour à l’école : au moment de sa vie où le rattrapage lui a fait perdre son groupe d’amis et où il se basait sur les lectures des gens pour essayer de leur parler.

Il ouvre son sac pour y ranger le livre, puis regarde Père Whitaker de nouveau.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Sam 23 Juin - 12:54


 


we may be liars preaching to choirs

Ce n’est pas dans l’espoir d’apprendre l’âge du garçon que Francis a mentionné qu’il a lu ce livre dans sa jeunesse. Pour tout dire, il aurait eu bien du mal à deviner quel âge a Dylan. Si bien qu’en entendant qu’il a 22 ans, le père Withaker a du se retenir de paraître surpris. Il aurait cru le Nephilim un peu plus jeunes, de quelques années certainement. C’est peut-être sa longue chevelure sauvage qui donne cette impression d’adolescence, son manque d’entregent aussi certainement. Il était beaucoup plus jeune que lui lorsqu’il est tombé sur le livre dont il est question, mais il comprend que leurs circonstances de jeunesse doivent être à des années lumière. Le responsable des finances du Sancti connaît les nombreux privilèges dont il a joui toute sa vie et préfère les taire dans ses rapports avec les autres s’il a le choix.

Dylan n’a évidemment pas grand chose à ajouter à propos d’un livre qu’il n’a pas encore lu, peut-être à part les raisons qui l’ont mené à le choisir entre d’autres, mais reste silencieux à ce propos et enchaîne plutôt par une demande de suggestion de lecture. Francis n’a pas de mal à croire qu’il lit beaucoup, il y a de cela quelques jours, il était encore en plein dans Frankenstein. Le jeune homme doit faire cela du plus clair de son temps. « Hm... » Visiblement en réflexion, il fronce un peu les sourcils, une de ses mains venant agripper distraitement son menton.Cela faisait un bon bout de temps qu’il n’a pas lu de fiction, ou de fiction l’ayant vraiment marqué. Depuis de nombreuses années ses lectures sont majoritairement composées d’ouvrages plus scientifiques ou théologiques, parfois sur des sujets ne lui étant pas très familiers, il aime se tenir au courant et s’ouvrir à de nouvelles idées. Il lirait très probablement un roman qu’on lui conseillerait, mais ce n’est pas arrivé récemment. L’homme plus vieux devait donc faire le tri pour trouver une oeuvre intéressante pour Dylan. Quelque chose qui pourrait le sustenter pour plus de deux jours, espérait-il. Il lève les yeux soudainement, une idée lui vient. Il ouvre la bouche, sa main en suspent entre son visage et ses genoux. Il n’est plus sûr de cette idée soudainement. Cette suggestion peut à coup sûr révéler une image du jeune Francis qu’il n’aime pas beaucoup. Il se ravise. Dylan ne doit pas être au courant de la réputation ringarde de sa suggestion. Et puis, maintenant que les films étaient sortis depuis quelques années, ces livres ne sont plus réservé aux jeunes intellos binoclards. Un peu gêné de sa réaction vaniteuse, il annonce son choix sans plus tarder: « Have you heard about The Lord of the Rings ? » Il espère que non, pour une autre raison que son orgueil. Si Frankenstein et Owen Meany sont considérés comme des torchons païens par son entourage, que dire de la trilogie de Tolkien ? Ces gens sont-il allergiques à la créativité ? Il joint ses mains ensemble avant de continuer à vendre sa suggestion avec enthousiasme: « Maybe you’ve seen the movies, it’s a classic. There are three books, so you’ve got a lot to read. » Dylan n’a probablement pas vu les films, mais peut-être de savoir qu’ils existent le motivera à ne pas abandonner la lecture si jamais il se trouve, comme beaucoup d’autres, découragé par le long interlude à propos de Tom Bombadil. Il n’est pas de ceux qui suggéraient de simplement sauter cette section du livre… Il est probablement tout aussi ringard que lors de sa jeunesse, mais le cache mieux. Le fait de s’être débarrassé de son appareil dentaire et de faire du sport régulièrement ont aidé à cela.  « It’s an epic tale about the struggle between good and evil with fantastic creatures and great friendships. A classic for the ages, I tell you! » Ses yeux pétillent alors qu’il sert au garçon un résumé très basique qui aurait pu être utilisé pour la moitié de la littérature existante de l’histoire humaine, mais il ne veut pas lui gâcher la surprise. Il est convaincu que la bibliothèque du Sancti possède les livres, cependant, il peut tout aussi bien prêter les vieilles éditions qui sont sans aucun doute quelques part dans sa chambre au Presbytère, dans un carton en compagnie d’autres souvenirs chers à ses yeux.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Sam 30 Juin - 15:59

Après une longue réflexion, Père Whitaker semble avoir trouvée une suggestion, mais sa main en suspect souligne sa soudaine hésitation à la lui proposé et Dylan ne peut s’empêcher d’être intrigué, voire même un peu excité. Pourquoi le prêtre aurait-il semblé si fier de sa trouvaille avant d’en retenir le nom au ras-les-lèvres?

Il penche la tête de côté, l’observant – dans les yeux, cette fois – haussant légèrement les sourcils comme pour l’encourager à continuer. Pour une fois, ses mains sont immobiles, laissant tranquille le tissu malmené de son sac et de ses manches. Père Whitaker semble enfin arrivé à une décision et se tourne vers lui et, pour une fois, Dylan est trop curieux pour détourner le regard.

« Have you heard about The Lord of the Rings ? » demande-t-il alors. Dylan fronce les sourcils et cherche dans sa mémoire. Ça lui dit… vaguement quelque chose, mais il ne saurait trop dire. Il secoue lentement la tête, ramenant son attention sur le prêtre.

« Maybe you’ve seen the movies, it’s a classic. There are three books, so you’ve got a lot to read. » continue le prêtre et Dylan se redresse un peu, un déclic se faisant dans sa tête. « Oh! I heard of the movies,» dit-il en hochant la tête, « but I didn’t get to see them.»  Makayla lui en avait parler, mais ils n’ont jamais eu l’occasion de les écouter durant l’été comme ils avaient prévu de le faire…

« It’s an epic tale about the struggle between good and evil with fantastic creatures and great friendships. A classic for the ages, I tell you! »

Il regarde le prêtre de nouveau et a un petit sourire. « Sounds good. » Il dit cela plus pour être poli qu’autre chose, mais il est réellement intrigué. De plus, une trilogie sonne comme une bonne chose, en ce moment : il ira emprunter les trois à la bibliothèque lorsqu’il aura terminé Owen Meany. Dylan lève les mains pour replacer ses cheveux derrière ses oreilles, puis les laissent retomber sur son sac. « I’ll definitely give it a try. Thanks. »

Il regarde la nef. Il est fatigué, mais… bien. Ça doit l’avoir aidé, finalement, cette discussion. Il a l’impression qu’il ne porte plus cette espèce de poids sur la nuque qui lui faisait baisser la tête en entrant. Il ne regarde pas encore tout droit, mais… c’est mieux.

Il reste silencieux un instant, puis expire lentement avant de tourner la tête vers le prêtre. « Thank you, Father. » Il se lève, replaçant son sac à bandouillière sur sa hanche, reprenant la ganse d’une main. « I’ll… » Il hésite un moment, incertain de laquelle de ses pensées choisir, puis se décide vers l’option la moins personnelle, « tell you what I thought of Owen Meany? »

Il se glisse hors du banc d’église, et incline légèrement la tête. « Have a nice day, then. » Il fait quelques pas vers la sortie avant de s’arrêter. Il hésite un moment, sur ses talons, puis se tourne vers l’autre. « Oh, Father Whitaker, your hair… ‘s a bit messy. » Il lève une main pour pointer le sommet de son propre crâne, là où la mèche de cheveux de l’autre est encore fièrement dressée.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Mar 3 Juil - 10:36


 


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C’est la première fois que Francis réussi à observer un sourire durant plus qu’une fraction de seconde dans le visage de Dylan, alors que celui-ci affirme vouloir jeter un oeil à la trilogie de Tolkien. C’est tellement inhabituel que le prêtre se demande si le jeune homme ne répond pas tout simplement cela pour être poli. Il fait taire rapidement cette insécurité venue d’une autre époque. Il est un adulte, il sait ce qu’il aime ou non, et cela n’a aucun rapport avec ce que les autres en pensent après tout. Il se cale un peu dans son inconfortable banc d’église en bois. Les sièges sont définitivement plus accueillants de l’autre côté de l’autel, voilà qui est typiquement catholique. Il est tiré de son observation des chaises rembourrées à l’avant par Dylan qui le remercie de nouveau, même s’il vient à peine de le faire. Il tourne la tête vers lui. « Don’t mention it », répond-t-il d’un sourire paisible. Après tout, il n’a fait que parler de livres qu’il a aimé… Peut-être a-t-il fait un peu plus que cela, ce pourquoi Dylan le remercie de nouveau. Il ose bien espérer que c’est le cas.

Ce remerciement marque aussi le départ du jeune homme qui se lève du banc. Le plus âgé regarde un peu les alentours, remarquant que cela fait un moment qu’ils discutent. Il se rend compte d’une petite fringale qui le tenaille au ventre. Il est plus que temps d’aller manger un morceau. Il ramène ses yeux bleu pâle vers son interlocuteur lorsque celui-ci lui promet des nouvelles sur sa lecture. Il fait oui de la tête, déjà très curieux de savoir ce qu’il penserait de ce livre qui allait certainement le confronter à ses croyances, bien plus que le Seigneur des Anneaux en tout cas. « Sure, please do », ajoute-t-il avec entrain pour signifier son intérêt davantage qu’un petit hochement complaisant de la tête. Déjà, le Nephilim lui paraît beaucoup moins timide qu’au début de leur échange, se permettant de lui souhaiter une bonne journée, sans hésitation ou bégaiement. Bien content de cette rapide évolution, Francis lui répond d’un ton plus posé, alors que l’autre s’éloigne vers la sortie: « You too, have a good one, Dylan. » Il hausse les sourcils lorsque le jeune homme se retourne prestement, comme s’il a oublié quelque chose. Ses yeux s’écarquillent davantage en apprenant qu’il est décoiffé, ce qui est chose rare. Rapidement, avec un petit « Oh goodness... » surpris, il amène une main en haut de son crâne pour y constater une mèche rebelle et bien décidée à pointer vers les cieux. Il l’aplatit sans pitié, la faisant retourner à sa place avec les autres. Il a dû se décoiffer en ôtant son aube toute à l’heure. L’air rieur mais un peu embarrassé, ayant été pris en flagrant délit de chevelure aux idées de liberté, il lance au jeune homme encore plus hirsute qui allait sortir: « ...Thank you for that ». Suite à cette gêne initiale, il réalise ce que cela signifie, que Dylan a eu le courage de lui apprendre qu’il avait les cheveux de travers. Son sourire reprend de plus belle. Il est bien content que le jeune homme soit venu se confier à lui plutôt qu’un autre, même si ce n’est pas nécessairement son rôle sur papier. Au final, Francis sent qu’il a fait du bon boulot, Dylan ne ressort clairement pas pire de cette conversation qu’ils ont eu. Même si son rôle est de faire les finances, on ne peut pas forcer avec qui les pensionnaires de l’endroit décident de créer des liens de confiance. Si c’est avec lui que Dylan se sent à l’aise, il ne va pas lui demander de rebrousser chemin après tout. De plus, il ne peut empêcher une pointe de fierté orgueilleuse de revenir trotter dans sa tête. Il sent alors un coup de vent et entend le bruit tonitruant d’une porte qui claque dans l’église silencieuse. Il se retourne brusquement sur son banc pour constater qu’une des lourdes portes s’est fermée spontanément. Peut-être le coup de vent, il n’en sait rien. Il se lève à son tour du banc et fait signe de la main au jeune homme. « Have a good reading ! », lui souhaite-t-il sans le regarder, s’en allant d’un bon pas vers la porte en bois massif à l’autre bout de l’église. Plus aucun vent soudain ne se fait sentir, voilà qui est bien étrange.

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