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we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker

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Angel
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MessageSujet: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Dim 3 Juin - 21:14

Alors que l’église se vide tranquillement, dans le murmure des fidèles illuminés par les belles paroles de la messe, Dylan traine près des lampions. Il essai d’avoir l’air désintéressé, peut-être en recueillement, serrant son sac à bandoulière contre lui d’une main. Son cœur bat rapidement, les doigts de sa main libre glissant dans les trous créés dans les longues manches de son pull bleu, les agrandissant graduellement en tirant des fils abîmés. Il jette un regard nerveux vers la nef, lorgnant Père Whitaker, mais détournant rapidement le regard chaque fois que ce dernier semble se tourner vers lui. Il glisse son doigt sur la poussière d’un des lampions colorés, y dessinant une petite croix.

Cela fait maintenant presque un mois qu’il est arrivé au Haven Sancti. Ça n’a pas été facile. Ce n’est toujours pas facile, d’ailleurs. Il faut dire qu’il a quitté la vie qu’il connaissait sur un coup de tête, pris par la colère. Il est encore en colère. Mais c’est le désespoir qui l’a guidé jusqu’au seuil du Sancti. Son arrivée a été suivie de doute, de peur et de regret. Cela ne s’est pas améliorer lorsque des membres du Haven Sancti ont levé le voile sur ses origines. Il y a une chose horrible et terrible au fait d’apprendre que son géniteur soit d’origine angélique. Ça lui laisse un goût de métal sur la langue. Il sent encore la panique lui monter dans la gorge et un cocktail d’émotions lui retourner l’estomac lorsqu’il y songe, alors il préfère ignorer cette réalité et n’y penser qu’aux heures les plus vulnérables du soir.

L’écho des voix et des pas se fait plus faible et Dylan jette un coup d’œil aux grandes portes. Seuls quelques personnes restent encore sur le parvis, parlant en petits groupes. Il ramène son attention sur les lampions, replaçant rapidement ses longs cheveux derrière ses oreilles, mais de lourdes mèches bouclées lui tombent encore sur le visage. Il serre son sac contre sa cuisse, sentant sa chaleur comme le fer ardent d’un secret. Il faut dire qu’il contient un livre. Un livre particulier. Et c’est pour cela qu’il reste malgré que le sermon soit terminé. Il tourne prudemment la tête vers la nef, pour voir que tout le personnel de l’église en sont descendus, prêts à se séparer pour vaquer à leurs occupations. Il cherche Père Whitaker du regard, puis se mord l’intérieur de la lèvre : comment attirer son attention?

Il y a peu de temps, ils ont eu une conversation importante pour Dylan. Ils étaient dans le cimetière – Dylan n’est pas encore très à l’aise, à la résidence, et passe le plus clair de son temps à l’Église. S’il n’est pas sur les bancs, à prier ou réfléchir, ou encore près des lampions à glisser machinalement sa petite monnaie dans les caisses avant d’en allumer plusieurs, il est dans le cimetière, à jouer aux échecs sur son petit échiquier portatif ou lire entre deux tombes.

Il lisait, ce jour-là : Frankenstein, le classique. À l’approche de Père Whitaker, Dylan avait tenté de cacher son livre en panique, effrayé des répercussions qu’une lecture profane pourrait avoir sur sa situation précaire. Cependant, c’est avec un sourire que le prêtre a simplement commenté sur sa lecture, lui avouant l’avoir également lu lui aussi.

Le monde de Dylan venait de faire une pirouette phénoménale : à lui qu’on avait toujours interdit cette lecture, dû à ses thèmes tenant du blasphème, d’entendre un prêtre lui dire qu’il s’agit d’un bon livre venait le secouer jusqu’au plus profond de son âme. De vrais cabrioles spirituelles.  

Depuis, il était obsédé par cette idée : que des livres qu’il a longtemps cru mauvais, dû aux interdictions de sa mère et de Père Williams, pouvaient être, en réalité, des lectures correctes que Père Whitaker approuve. Cela ne l’a pas empêché de se sentir rebel durant la durée du service, avec, dans son sac, une nouvelle lecture profane.

La dernière fois, il a été pris par surprise et n’a pas dit grand-chose, à part quelques réponses hébétés avant de se terrer dans un silence malaisé. Mais cette fois, il a des questions. Il veut une autre chance de parler avec Père Whitaker. Mais la crainte de réprimandes le clou sur place. Il jette un autre coup d’œil à l’homme, hésitant, mais pleins d’espoir.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Lun 4 Juin - 18:58


 


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Francis secoue la tête et sourit, secouant la main modestement alors que l’évêque insiste pour qu’il vienne faire une lecture plus souvent. Ce dernier ne cessait de lui répéter qu’il avait du coffre et que, avec encore un peu de travail, sa voix pourrait très bien captiver une église pleine. C’est ainsi tous les dimanches, comme si l’évêque se souvient soudainement de son existence et tente de l’entraîner à participer aux plus petits services durant la semaine. Francis se demande toujours si ces compliments sont sincères, si l’évêque n’en a pas tout simplement assez de travailler autant. Il sait cependant qu’il est meilleur comptable qu’orateur. Il hausse les épaules et répond quelque chose de semblable à ses autres réponses des dimanches précédents:  « Maybe, Your Excellency. Maybe. » Et c’est suffisant, comme tous les autres dimanches. L’évêques plisse des yeux rieurs et promet de l’avoir à l’usure avant de se tourner vers d’autres qui l’attendent près de la sortie menant au presbytère.

Soufflant après s’en être sorti une nouvelle fois, il alla tirer sur le col de l’aube blanche qui écrasait sa soutane, il a bien hâte de se changer pour quelque chose de plus léger, la chaleur de l’église se concentrant souvent autour de l’autel, là les où on empilait quatre ou cinq couches de tissus sur les pauvres officiants. Il jette un regard vers les portes, par habitude. Il arrive parfois que des gens ayant assisté restent pour poser des questions, d’autres voulant se confesser, ces derniers restent toujours surpris de ne pas nécessairement devoir entrer dans un impressionnant confessionnal en bois comme dans les films, pas que cette option n’existe pas, mais Francis n’en est pas très friand. Une silhouette de grand fouet se distingue alors des autres en mouvement. Le prêtre chiffonne un peu des yeux et regrette de ne pas avoir amené ses lunettes, reconnaissant alors le propriétaire de ladite silhouette: Dylan Castillo. Francis ne peut pas affirmer bien connaître le jeune homme, très nouvellement arrivé au Sancti. Il a, après tout, peu de contacts effectifs avec la population desservie par l’institution, lui qui s’occupe des comptes et des finances. Mais il s’avère qu’il était là lorsque Dylan avait fait ses premiers pas hésitants dans le hall. Cela ne fait pas partie de sa descriptions de tâche, mais ils ont échangés quelques conversations au fil des semaines. Le jeune Nephilim ne semble pas s’être fait déjà beaucoup d’amis, il est plus souvent qu’autrement seul lorsque Francis le croise.

Clairement, Dylan le cherche des yeux, toujours planté comme une statue mal placée devant les cierges. Le prêtre en déduit qu’il veut probablement lui parler. Il penche légèrement la tête sur le côté, pour lui faire signe qu’il l’a remarqué, avant de descendre de la nef, marchant entre les bancs où règne maintenant le silence. Après quelques secondes de ses pas résonnant sur le plancher poli, il arrive à la hauteur du jeune homme aux longs cheveux indisciplinés. Il lui sourit, devant légèrement lever le menton pour regarder son grand interlocuteur dans les yeux, le saluant doucement pour éviter que sa voix ne se réverbère dans l’écho de l’église vidée, mais avec un enthousiasme certain bien que contenu : « Dylan, Hi ! Were you at Mass ? » Il ne l’a pas remarqué durant le service. Quelqu’un comme Dylan ressort habituellement du lot, mais les gens comme Dylan sont nombreux au Sancti. Il est toutefois rare pour Francis d’avoir plus d’une ou deux conversations avec la plupart des usagers et pensionnaires de l’endroit. De plus, bien que le jeune homme ait un physique frappant, comme ses congénères, quelque chose dans sa dégaine fait qu’il se confond bien souvent avec le papier peint. En se basant sur leurs quelques conversations, Francis peut déjà affirmer qu’il est timide, renfermé même. Il baisse les yeux, la bouche entrouverte comme s’il allait dire quelque chose et remarque le sac que le Nephilim tient très près de lui, comme s’il le cachait. Il ferme la bouche, ne pressant pas une question, même si sa nature curieuse l’amène à se demander ce qu’il contient. Il lève de nouveaux ses yeux pétillants vers les hauteurs où se tiennent ceux de Dylan, lui laissant le temps de répondre.

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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Lun 4 Juin - 20:49

Lorsqu’il aperçoit le mouvement de tête de Père Whitaker, Dylan regarde ses pieds, embarrassé. C’était si évident? Il doit avoir l’air idiot, à poireauté là alors qu’il aurait pu tout simplement s’avancer et demandé à lui parler. Ça lui aurait aussi évité de traverser l’église juste pour venir le voir. Mais il est trop tard pour les regrets, maintenant. Ou trop tôt; peut-être que le sujet dont il veut discuter va lui créer encore plus d’ennuis.

Alors que Dylan est tout recroquevillé sur lui-même, tête basse comme pour paraître plus petit qu’il ne l’est, cheveux pêle-mêles, vêtu d’un vieux pull aux mailles étirés et d’un pantalon de toile légèrement trop large, Père Whitaker est droit, énergique, dans ses habits aux plis stratégiques, pas une mèche de cheveux de travers.

Dylan lève les yeux rapidement lorsque Père Whitaker le salut, croisant brièvement le regard de l’autre homme. Il est honnêtement surpris qu’il se souvienne de son nom, déjà. Ce n’est pas comme s’il s’était présenté plusieurs fois. Il ouvre la bouche pour répondre à la question, les doigts de sa main libre emmêlés dans les trous de sa manche, mais sent que rien ne sort et hoche simplement la tête, détournant le regard vers les lampions.

Comme pour se donner une excuse de regarder dans cette direction, il tend un index maladroit vers la boite de donations, glissant le bout de son doigt contre la fente pour la monnaie avant de taper légèrement sur l’une des vis visibles, sur le dessus.

« I liked your speech, Father, » parvient-il à souffler du bout des lèvres, son attention concentrée sur la vis qui a été fixée de travers. Il la prend entre son pouce et son index, essayant de la faire tourner : elle reste immuable. Il ramène sa main à lui, serrant le poing, frottant son pouce contre le bord de son index. « Are you- do you have time now? » Il lève enfin les yeux vers Père Whitaker. S’il a l’air visiblement mal à l’aise, c’est bien la seule chose qu’on puisse lire sur son visage. Pas de sourire, pas de froncement ; seule une petite lueur au fond des yeux, alourdie par des cernes qui ne semblent jamais vraiment s’effacées.

« We talked, » reprend Dylan, « we talked a bit the other day about, hm, about Frankenstein?» Ce n’était pas une question, mais ça sonne bien comme une. Il saisit la ganse de son sac à deux mains, le tenant prêt de lui. Il baisse la tête pour lui jeter un coup d'oeil, d’autres mèches de cheveux glissant de derrière ses oreilles pour obscurcir son visage, puis il redresse la tête, regardant le prêtre.

« I was wondering if we could, maybe,» ses épaules se lèvent graduellement, comme dans un haussement retenu, «talk about books. Again.»

Cette fois c'est bien une question, même si cela sonne plutôt comme une constatation. C’est probablement le plus de mot qu’il ait enligné à la suite, avec la même personne, depuis des semaines. Il laisse ses épaules retomber, son regard glissant vers le parvis pour s’assurer que personne d’autre ne semble attendre l’occasion de parler avec Père Whitaker. Son cœur bat si vite qu’il en a la nausée, mais il y est habitué, maintenant.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Mar 5 Juin - 21:55


 


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Habitué à regarder les gens dans les yeux sans faillir, parfois même jusqu’à leur inconfort, Francis remarque rapidement que Dylan fait tout pour éviter que leurs regards se croisent, soudainement très épris de la boîte de donation près des cierges. Il ne lui en tient pas rigueur et prend cela pour un signe de malaise plutôt que d’impolitesse. N’ayant pas vraiment accès à ce genre d’informations, il ne connaît pas exactement les circonstances ayant amené Dylan au Sancti, mais il entretient quelques doutes. Il est clair que le garçon provient d’un environnement strict et religieux, mais il n’est pas sûr de ce que cela impliquait dans les faits. Lorsqu’il l’avait surpris à lire au cimetière, le prêtre avait clairement vu passer la peur dans son visage, comme s’il venait d’être pris en train de commettre un crime. Cela expliquait probablement le soulagement surpris qui avait suivi sa réaction positive quant à ce que le jeune homme lisait à ce moment. Francis n’avait eu que des éloges pour le classique de Mary Shelley qui le ramenait directement à ses lointaines années d’études secondaires. À en juger par l’accent de Dylan, il avait dû être confus en apprenant qu’une telle lecture soit obligatoire dans certaines écoles, alors qu’elle devait être proscrite là d’où il venait. Enfin, peut-être Francis se fait des idées, mais sa capacité de déduction lui fait rarement défaut.

Le concerné ne répond pas directement à sa question mais indique qu’il a effectivement assisté au service en avouant son appréciation de son discours… Enfin, de sa lecture. Normalement, Francis aurait répondu que le mérite revient à Matthieu qui a écrit l’évangile, mais il se ravise, il n’a pas envie de mettre le Nephilim davantage dans l’embarras.  « Well, thank you », se contente-t-il de répondre en hochant un peu la tête. Il se doute également que Dylan n’est pas là pour le complimenter sur ses talents de lecteur, lui qui lui demande aussitôt s’il a du temps. Il hausse les sourcils, tout de même curieux d’apprendre la raison de cette demande et son lien potentiel avec le sac mystérieux. « Sure. What can I do for you ? », enchaîna-t-il rapidement, voyant clairement que le jeune homme n’était pas très à l’aise de demander. Son regard posé sur la silhouette grande ma recroquevillée se veut intéressé quoique rassurant. Il ne sait pas exactement à quoi il s’attendait comme requête, peut-être quelque chose d’ordre plus spirituel ? Il est un peu surpris de constater que les questionnements de Dylan tournent justement autour du dangereux livre de Mary Shelley. « Yes ? », le relance Francis, joignant ses mains ensemble à la hauteur de son nombril, bien loin sous les innombrables couches de tissus.

Il remarque aussitôt le regard furtif du grand jeune homme vers le sac. Il semble qu’il s’agisse d’une histoire de livre, voilà qui est rassurant et enthousiasmant. Dylan confirme une fois de plus son soupçon et le yeux bleus du prêtre se remettent à pétiller de plus belle. « Of course ! Did you finish it already ? How- » Il s’arrête soudainement, lève les deux mains, comme pour demander un temps mort avant de pointer son aube de son index. « Do you mind if I take that off ? It’s quite hot in here. » S’ils doivent discuter littérature, il préfère pouvoir se libérer de la chaleur étouffante du lourd morceau de tissu blanc, ce qu’il fait à l’instant, découvrant sa soutane noire au col romain. Avec un soupir de soulagement, il plie l’aube avant de la déposer sur le banc à ses côtés. Ce n’est pas quelque chose qu’il aurait pu faire si le cardinal était présent, mais il apprécie cette réputation de prêtre plus décontracté qu’il s’est mérité avec les années. Ramenant son attention à son interlocuteur, il se reprend, comme si de rien n'était ramenant ses deux paumes l’une contre l’autre avec un petit claquement : « So, yes, books, absolutely ! » Il ne feint pas cet enthousiasme pour la conversation, loin de là, même s’il sait très bien que cela ne peut pas faire de mal pour faire sortir Dylan de sa coquille.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Mer 6 Juin - 19:58

Il n’y avait aucune hésitation dans les réponses de Père Whitaker : il était tout disposé à lui accorder de son temps, visiblement, sans prendre une seconde pour y penser. Ça, ça fait changement pour Dylan. Père Williams était toujours occupé. Ou, du moins, il disait l’être. C’est vrai qu’à le voir s’affairer entre les diverses roulottes de leur équipe de tournée, il avait l’air d’en avoir pleins les bras, mais Dylan l’a parfois surpris en train de fumer un cigare et parler du dernier match des Razorbacks avec des membres de l’équipe juste après l’avoir éconduit et il en est resté quelque peu amer.

Mais Père Whitaker lui offre de son temps, sans même savoir pourquoi il le lui demande. Plus étonnant encore : il se montre enthousiaste lorsque Dylan mentionne enfin vouloir parler de livres, de nouveau, s’enquérant de la progression de sa lecture. Le jeune homme sent des fourmis se propager dans ses mains, alors qu’il desserre légèrement les poings. Il lève les yeux vers le visage du prêtre, toutefois, légèrement inquiet lorsqu’il interrompt sa dernière phrase.

Mais « Do you mind if I take that off ? It’s quite hot in here, » est ce qu’il ajoute et Dylan secoue la tête, rapidement, bredouillant un «Go ahead » pris de court. Alors que Père Whitaker se dépêtre de son habit, Dylan redresse la tête pour le regarder : c’est beaucoup moins intimidant de l’observer lorsqu’il est trop occupé pour lui rendre la pareille.

Il ne le connait pas vraiment : ils ont à peine échangé quelques mots, parfois, depuis son arrivée, mais avec son grand sourire et ses habits propres, Dylan aime bien Père Whitaker. Père Williams portait des jeans et des chemises trop étroites pour son ventre dur, une petite croix pendant à son col, trop souvent éclipsée par l’éclat de ses bagues dorées. De plus il avait une haleine de tabac qu’il était dur d’éviter.

Alors que Père Whitaker pose son aube sur l’un des bancs d’église, Dylan détourne le regard vers l’une des rosaces, par réflexe. Il ramène son regard sur l’homme pour le voir taper des mains, se déclarant prêt à la discussion. Les yeux bruns du plus jeune glissent vers le haut du crâne du prêtre, où une mèche de cheveux pointe fièrement vers le ciel, libérée des autres par le déplacement de l'aube. Le coin des lèvres de Dylan se lèvent brièvement, mais il rebaisse le regard vers ses pieds. Il trace des ronds avec ses pouces sur le tissu de la ganse de son sac, s’éclaircissant la gorge.

« Yeah, I finished it, » commente-t-il, répondant à la première question de Père Whitaker. Il n’ajoute pas qu’il l’a fini la journée même de leur rencontre, bien qu’il le pourrait : il ne voudrait pas paraître comme celui qui se vante de ses prouesses personnelles. Il lit plutôt rapidement, mais il a surtout dévoré l’ouvrage dû à sa curiosité renouvelé par l’approbation de Père Whitaker. « It was… good. » Il semble hésitant en prononçant ce dernier mot, venant rapidement replacer ses cheveux derrière son oreille avant de revenir saisir la ganse. Il redresse un peu le torse, en gardant la tête basse, inspirant profondément pour continuer.

« It’s just- I’m confused, I reckon,» avoue-t-il enfin, levant brièvement une main, mais stoppant son mouvement brusquement pour la ramener à son sac – «Personne n’aime des simagrées», que sa mère lui disait – avant de poursuivre, « I’ve been told some books were… bad for one’s faith and…» Il s’arrête. Il se mordille l’intérieur de la lèvre, fixant obstinément un lampion : il vient de réaliser que s’il continue sur cette lancée, ce serait comme accuser Père Whitaker d’encourager ce genre de lecture tentatrice et il ne veut pas… l’insulter.

« …what do you think? About that?» finit-il par demander.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Jeu 7 Juin - 9:53


 


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Est-ce l’ombre d’un sourire qui apparaît sur les lèvres de Dylan alors que Francis accepte de discuter littérature avec lui? Dur à dire, la singularité est passée trop vite. L’homme plus vieux écarquille un peu les yeux en entendant que le fugueur a déjà terminé le livre qu’il avait vu lire, il y a de cela peu de temps. Il se retient de le complimenter sur sa vitesse de lecture, se souvenant que Dylan doit ne pas avoir grand chose d’autre à faire durant ces journées où il est censé se reposer, réfléchir et guérir. Il se demande également ce que le jeune homme a tiré de Frankenstein, lui qui semble hésitant à affirmer s’il a aimé le livre ou non. « It is », renchérit-il, même si ses souvenirs du contenu exact de l’oeuvre sont assez flous, il ne l’a pas rouvert depuis son adolescence. Mais, il se souvient d’avoir apprécié ce qu’il avait lu, ce n’est pas son livre préféré, non plus. Clairement, Dylan requiert son attention pour plus que de lui affirmer qu’il a trouvé Frankenstein bon, alors qu’il semble se préparer à dire quelque chose de difficile. Patiemment, Francis attend qu’il mette ses idées en place. Bien assez vite, l’interrogation qui le chicote est amenée sur le table.

Cependant, elle n’a rien à voir avec ce à quoi le prêtre s’attendait. Il pensait que le Nephilim avait besoin de certaines clarifications sur des termes ou des passages, mais lorsqu’il l’entend parler de foi, il comprend qu’il est en voiture pour des questionnements beaucoup plus profonds et spirituels d’entrée de jeu. Devant son air un peu déconcerté, Dylan semble perdre confiance, il doit prendre la balle au vol sans hésiter. Mais par où commencer ?  « Hm... », commence-t-il, mais s’arrête avant de prononcer une phrase réelle. Il tente de mettre de l’ordre dans ses pensées avant de parler, il ne veut surtout pas que le jeune homme sorte de cette rencontre encore plus confus qu’il n’y est entré. Après quelques secondes de silence, il fait un pas de côté et va s’asseoir sur le banc à ses côtés, se poussant vers le fond pour faire une place assez spacieuse à ses côtés, qu’il tapote d’une main en indiquant: « You might want to sit down for this one. » Il pose les mains sur ses genoux, et organise ce qu’il veut dire dans sa tête comme lors d’une dissertation et donne ainsi le temps à Dylan de prendre place s’il le désire entre lui et son aube pliée avec soin. Clairement, il a affaire à une histoire de livres proscrits, très probablement pour des raisons religieuses, ce n’est, évidemment, pas la première fois qu’il entend parler de ce genre de pratique.  « Don’t get me wrong, some books are indeed bad, real bad », tente-il comme introduction. Tout de suite, il ajoute: « Not anything you’ve been reading, obviously. I’m talking about books that breed out hate, real nasty stuff. » Il lève les yeux vers le fond de la nef, pour ne pas perdre le fil de son idée. « But, are books bad for your faith ? I don’t think so, even those real nasty ones. It’s not about what you read, it’s about what you take out of it. » Il ramène ses yeux vers Dylan, question de constater ce qu’il a compris de son début d’explication qu’il espère pas trop boiteux ou ésotérique. Il se permet donc d’en rajouter un peu: « When you read something, you don’t absorb all of it like a sponge. You see, you take what you read and then… You compare it with what you know what you believe in. Maybe there’s a book, I don’t know, your teacher, your friends, your mom all love it. Then, when you read it, you don’t. And that’s okay, and the opposite is also okay. » Il regarde Dylan une fois de plus, quelque peu avide de voir sa réaction, il a beaucoup parlé, mais pense avoir été assez clair pour que le jeune homme s’y retrouve petit à petit.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Jeu 7 Juin - 19:28

Lorsque Père Whitaker émet un son pensif, Dylan sent son cœur couler au fond de son estomac. Il ignore s’il s’agit d’un son positif ou négatif, mais c’est assez pour le chavirer. Il se concentre sur son souffle : lent et rythmique pour encourager son cœur à se calmer. Le silence s’étire et Dylan laisse tomber son bras le long de son corps, glissant ses doigts dans les trous de sa manche pour nerveusement continuer à en étirer les mailles. Après un moment, il voit les jambes du prêtre se déplacer sur le côté et Dylan lève rapidement les yeux sur lui, inquiet de se trouver face à face avec un regard réprobateur.

Mais il n’en est rien. Père Whitaker se glisse plutôt sur le banc le plus prêt avant de l’inviter à s’asseoir d’un mouvement de main. « You might want to sit down for this one, » annonce-t-il. Son ton n’augure rien de mauvais et le fais qu’il invite à s’asseoir indique bien qu’il veut prendre son temps pour lui alors… Le regard de Dylan fait l’aller-retour entre le visage de l’homme et le banc, pendant quelques instants, mais il s’approche finalement pour se glisser sur le banc à son tour. D’être assis n’aide en rien sa posture : il est aussi courbé qu’une tête de violon, mains posées sur son sac, lui-même placé sur ses genoux. Ses doigts tripotent distraitement la surface rugueuse des fermetures éclaires de celui-ci alors qu’il baigne dans le silence, encore incertain de la tournure que va prendre cette conversation. Il lorgne l’allée à sa gauche, se disant qu’advenant le pire, il pourra se lever et quitter l’endroit sans problèmes. Bien sûr, il ne le fera pas même si ses craintes se confirment : comme s’il pouvait se soustraire à cette situation sans la permission de la figure d’autorité.

Père Whitaker prise enfin le silence. « Don’t get me wrong, some books are indeed bad, real bad.» Uh-oh. Dylan serre les mains sur son sac, détournant la tête vers les lampions. Il n’a pas envie d’écouter un sermon… mais le prêtre continue bien vite. « Not anything you’ve been reading, obviously. I’m talking about books that breed out hate, real nasty stuff. »

Dylan cligne des yeux, jette un rapide coup d’œil de côté à l’homme. Okay... Ça ne semble pas s’enligner sur des remontrances. Il ramène tranquillement son regard vers l’avant, observant la nef en penchant légèrement la tête sur le côté de Père Whitaker pour l’écouter.

Le prêtre explique alors qu’il ne croit pas que même les livres les plus mauvais dans leurs propos soient nécessairement mauvais pour la foi d’autrui. Ce sont les éléments que l’on retient d’une histoire qui vont affecter nos croyances, de la même façon qu’une personne va apprécier un roman qu’un autre a détesté. Dylan s’est légèrement raidit à la mention de sa mère, mais s’est bien vite détendu lorsqu’il a compris qu’elle avait été mentionnée à la volée, en tant que personne imaginaire.

Lorsque Père Whitaker termine sa pensée, Dylan a la tête tournée dans sa direction, le regard posé sur les genoux de l’autre, comme pour tenter un contact sans avoir a le regarder en face. Il se mordille l’intérieur de la lèvre, ses mains mêlées l’une dans l’autre, maintenant, tirant sur ses manches opposés par les fils malmenés. Il fronce les sourcils.

« How do you know if… what you’ve taken out of a book is good or bad?» Il a parlé doucement, lentement, un peu plus à l’aise dans sa question qu’il ne l’était plus tôt. «How can one know if they’ve… damaged… their faith? » Il fronce les sourcils plus fort, levant une main pour se gratter la joue avant de replacer une sempiternelle mèche derrière son oreille. « I-I mean, isn’t even just… taking the risk to, isn’t it like… giving in to temptation or, like…» The Devil sont les mots qui restent en suspens. Dylan se gratte la joue de nouveau, se rendant soudainement compte qu’il serre les mâchoires. Il inspire profondément en se redressant un peu, essayant de relâcher ses muscles. Il ferme les yeux et secoue rapidement le tête, avant de ramener son regard sur les mains de l’homme.

« Why- why is it that you say that it’s okay to-to challenge- to read these books while they said that I shouldn’t even…» Il soupire brusquement, comme essoufflé par ces mots lui ayant soudainement échappés. Il sent quelque chose lui brûler la gorge, comme une forte pression dans son torse qui ne demande qu’à surgir. Il pince les lèvres. Il a peur de ce qui pourrait sortir.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Ven 8 Juin - 20:17


 


we may be liars preaching to choirs


Sur le coup, Francis est plutôt fier de la réponse qu’il a pondu. Mais la réaction de celui qui est venu lui demander conseil le fait douter bien assez vite. Peut-être cela lui paraissait évident sur le coup, ce n’est probablement pas le cas de Dylan. L’idée d’avoir sa propre opinion sur ses lectures paraît manquer au jeune homme, l’empêchant de voir ce qu’il essayait de lui faire comprendre. Le prêtre s’apprête à éclaircir sa pensée, mais le Nephilim ajoute quelque chose. Encore une mention de sa foi qui aurait été endommagée. Le sourire de l’homme plus vieux disparaît alors qu’il fronce légèrement les sourcils. Il ne s’agit même plus d’une discussion théorique philosophique ou abstraite. Clairement, il y a anguille sous roche. Quelque chose trouble son interlocuteur, au delà de sa timidité. Francis se tait alors et le laisse parler, tentant de déchiffrer ce qui peut bien être au coeur du malaise. Se laisser aller à la tentation ? Il se doute fortement que de lire Frankenstein puisse avoir induit un quelconque vice chez le Nephilim. C’est comme entendre les paroles d’un de ces prédicateurs apocalyptiques et spectaculaires, qui tentent d’amasser les fidèles par la peur… Dylan provient-il de ce genre d’environnement ? Peut-être se fait-il encore trop d’idées sur la situation.

Bien qu’il veuille le laisser parler, il constate que Dylan s’agite de plus en plus. Il n’est pas sûr de comprendre exactement de qui il est question dans ce que vient de lui dire le jeune homme, mais il ne peut possiblement le laisser patauger ainsi dans sa panique plus longtemps. Il lève une main de sur ses genoux.  « Slow down. No one here is going to judge you. You can take it easy. » Il fait un effort conscient pour sourire à nouveau, question de montrer au jeune homme qu’il n’est pas en train de se faire faire la morale. Il se donne le droit à un bref soupir et baisse les yeux une fraction de seconde avant de tenter une approche plus directe.  « I don’t know who told you that reading could damage your faith, but I don’t think that’s true. At all. » C’est une affirmation qui causera certainement un choc au jeune homme. Peut-être n’a-t-il jamais entendu un avis contraire à celui qu’il vient de lui répéter. Il ne lui laisse pas trop le temps de se dépêtrer avec cela et renchérit d’un ton ferme mais sans hausser la voix, pointant vers le plafond: « So, you enjoyed Frankenstein, right ? At some point, did anything you read made you believe in God any less? ? » Il baisse la main et pose un regard décidé vers l’autre, se penchant pour chercher ses yeux . « Maybe those people didn’t give enough you and your faith enough credit, hm ? What do you say ? » Il se redresse pour se caler sur le banc, laissant de l’espace à son interlocuteur. Il pense vraiment avoir affaire à quelqu’un tout droit sorti d’un environnement contrôlant et rigide, très probablement religieux s’il venait d’abord poser ses questions à un prêtre en cas de doute. S’il additionne cela à son accent chantant du Sud, il n’est peut-être pas si loin de la vérité avec son hypothèse d’évangélistes agressifs. Ses mots paraissent peut-être durs à leur encontre, c’est parce qu’il ne porte pas ce genre d’individus dans son coeur. La manière dont il vit sa foi est à des années lumières de ce genre de comportements rétrogrades. Si les gens voient la religion comme un domaine de contraintes de contrôle, c’est à cause de ces gens-là. Combien de jeunes incompris comme Dylan se retrouvaient isolés, en fuite ou dans le désespoir le plus total, par la faute de ces individus. Il s’emporte un peu, mais rien de cela ne transparaît dans son non-verbal qui se veut ouvert et affable.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Dim 10 Juin - 19:04

Bien qu’il ne dît plus rien, son esprit s’emballe, ses pensées partant en tout sens, sa gorge en flammes. La main que lève Père Whitaker, toutefois, en lui disant de ralentir, vient mettre un stop à cette cacophonie. Dylan fixe cette main, comme si elle pouvait repousser au fond de lui la brûlure qui ne demande qu’à en jaillir.

L’homme lui assure d’abord que personne ne va le juger et qu’il ne devrait pas s’en faire pour cela. Dylan lui jette un coup d’œil rapide. Père Whitaker sourit, toujours aussi aimable. Il ramène son regard sur la main. Il a l’impression d’être incapable de réfléchir. Il ne fait qu’écouter les mots que prononce l’autre, stupidement.

«I don’t know who told you that reading could damage your faith, but I don’t think that’s true. At all. »

Dylan fronce les sourcils. Sa mère contrôlait ses lectures. Sa mère et père Williams. Ils lui disaient qu’un livre pouvait être l’instrument du Malin pour dévier l’homme juste du chemin de la foi. Il a si souvent entendu ce sermon, il lui semble l’entendre à chaque fois qu’il contemple un livre que sa mère n’a pas approuvé. Ses cousins lui ont parfois offert des romans, pour Noël ou son anniversaire, qui se sont bien vite retrouvés entre les griffes de sa mère. Il ignore ce qu’elle en faisait par la suite. Il ne les a pas retrouvés dans les poubelles.

Père Whitaker enchaîne bien vite, lui demandant si ce qu’il a lu, dans Frankenstein, lui a fait douter de Dieu à un moment ou à un autre. Dylan cligne des yeux, puis semble réfléchir à une vitesse folle, ses pupilles courant de gauche à droite. A-t-il jamais douter de l’existence de Dieu? Non. Absolument pas. Est-ce que quelque chose qu’il a lu lui a fait remettre Dieu en question? Pas vraiment. Il se mordille l’intérieur de la lèvre, ses doigts tripotant le coin de son sac. Il s’est remis lui-même en question. Et il a remis en question la relation qu’il entretient avec le Seigneur. Mais ce n’est pas… la même chose?

Le regard de Père Whitaker happe le sien, penché pour venir le chercher, et il tourne la tête vers lui. Il lui parle doucement. « Maybe those people didn’t give you and your faith enough credit, hm ? What do you say ? » Le regard de Dylan le suit un moment alors qu’il se redresse, mais il ramène bien vite son attention sur son sac.

Il a l’impression d’avoir deux pièces d’un puzzle devant lui et de ne pas savoir comment les faire connecter. Il repense au sourire pincé de sa mère alors qu’elle lui donne un livre chrétien pour remplacer sa lecture proscrite. Au regard réprobateur de la commis de bibliothèque, ancienne partenaire de chorale de sa mère, lorsqu’il sortait de la section science-fiction. À la pétition qu’avait signer les parents de plus de 60% des étudiants de son écoles pour faire retirer des livres jugés inappropriés du cursus scolaire.

Mais lorsqu’il repense à sa lecture et à ses sentiments en la lisant, il ne peut que voir la vérité des paroles de Père Whitaker : d’avoir lu ce livre qui lui était interdit n’a endommagé en rien ses croyances.

Il se redresse un peu pour s’adosser au banc, dos presque droit et soupire. Il pose son regard sur Père Whitaker.

« Why did they lie to me? »

Sa voix est fatiguée, comme si la brûlure qu’il avait sentie l’avait écorché. Plus qu’être en colère, en ce moment, il a peur. Ils lui ont menti sur la nature monétaire de leur organisation. Ils lui ont menti sur les livres, également. Ils doivent lui avoir menti sur beaucoup plus de choses.

Et le monde est un endroit terrifiant lorsque tout ce qu’on pensait connaitre est remis en question.
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MessageSujet: Re: we may be liars preaching to choirs ft. francis whitaker   Jeu 14 Juin - 9:48


 


we may be liars preaching to choirs

Beaucoup d’action semble se dérouler sous le crâne de Dylan et Francis se dit qu’il y allé trop fort et trop rapidement. Il aurait sûrement amener le sujet plus en douceur, donner plus d’exemples. Il n’aurait pas dû faire mention directement des gens dans la vie du jeune homme. Clairement, cela l’a plongé dans un désarroi confus qui culmine par une question d’une tristesse incroyable. Pourquoi lui a-t-on menti, en effet ? Le prêtre reprend son air sérieux. Il ne connaît évidemment pas tous les détails, peut-être devrait-il se taire et diriger le Nephilim vers un mentor, quelqu’un qui est habitué à ce genre de situation. Il regarde une fois de plus le jeune homme et prend sa décision. Il n’allait pas abandonner ainsi. C’est lui que Dylan est venu voir expressément pour poser ces questions. Quel genre de prêtre, et même quel genre d’individu serait-il s’il baissait les bras ?  Il sait maintenant quoi lui dire. Il regarde à nouveau vers l’autel et affirme finalement: « The thing is… I don’t think they did. Maybe, they were afraid.  » Un petit sourire en coin se dessine dans son visage alors qu’il retrouve quelque chose de pertinent à dire, faisant confiance à son instinct. « You can be absolutely sure of something and still get it wrong. That’s why doubting is good.  » Ce n’est pas une opinion qui est partagée par tous ses collègues religieux, ça c’est certain. Mais pour quelqu’un comme lui, qui provient d’un contexte scientifique et universitaire, cela ne fait pas de doute, ironiquement. Sans le doute, il n’y a pas de progrès, pas de compassion ni même de foi.

Le doute ne doit pas avoir une telle importance aux yeux des gens qui bannissent des livres innocents comme celui que lisait Dylan. Clairement il s’agit d’une oeuvre de fiction, pas d’un manuel sérieux sur comment tromper la mort et défier Dieu. Même la morale de l’histoire va dans le sens de la morale qu’ils tentent probablement de défendre. Pas qu’ils puissent le savoir. Ces gens n’avaient probablement jamais ouvert ledit livre de leur vie. Enfin… La conversation est rapidement devenue très lourde et le jeune Nephilim a clairement besoin de plus de réflexion à ce sujet. Francis se dit qu’il est temps de lui changer un peu les idées. Rien de bon ne sortirait de continuer à broyer du noir et ressasser des souvenirs douloureux pendant des heures. Il prend consciemment un ton un peu plus léger pour relancer son interlocuteur, question de marquer une transition claire. « So, Frankenstein ? On a scale of 1 to 10 ? What did you like about it ?  » Il hausse les sourcils et regarde de nouveau Dylan, attendant patiemment sa réponse. Quelque chose lui dit qu’il n’est pas habitué à formuler une opinion ou une appréciation personnelle. Il défend beaucoup l’oeuvre, mais ce n’est pas son livre préféré pour autant. Il a commencé à l’aimer davantage en apprenant l’histoire qui a mené à son écriture, cet été pluvieux passé emprisonnée avec Lord Byron, les histoires de fantômes échangées qui donnent naissance à ce qui est considéré comme le début de la science fiction. Il est amusé davantage par l’anecdote que par l’oeuvre en soi. Il n’entend pas partager cet avis avec le lecteur en herbe assis à côté de lui, de peur qu’il veuille changer son opinion pour être en accord avec la sienne. Cela viendrait contrecarrer le but de cette conversation et même les objectifs du séjour du jeune homme au Sancti.
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